‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 158 sur 200 · I. E BAR O X · texte numérisé non relu

I. E BAR O X

Je Aoiis remercie pour elle, ma soeur, \insi donc le bonheur que vous lui avez ména^^é est d'èire attachée âusort d'un homme sans mœurs ; départ iger les affections bannales de son mari avec vingt femmes méprisables. La voilà destinée ,en attendant une réformation incertaine, à répandre des larmes dont il aura peut-être la bassesse Je se fiire un triomphe à ses yeux; la fille la plus mjdeste est devenue l'eschive d'un libertin dont le cœur corrompu regarde comme un ridicule la tendresse et la fidélité qu'il exige de sa femme. .le te croyoi^ plus délicale , Eugénie.

EU GENIE, du ton (lu ressenti m eut que le respect réprime.

En vérité, Moimeur, je me flatte que jamais le modèle d'un por^it aussi vil u'auroit été dangereux pour moi.

MADAME aiCRER, avcc inipnlicucc.

Mais c'est que le Comte n'est point dn tont rbomme que vous dépeignez. Peut-être a-t-il dans le feu de la première jeunesse un peu trop négligé de faire parler avantageusement de ses mœurs; mais...

LE BARON

Et quel garant a pu vons donner pour l'avenir celui qui jusqu'à présent a méprisé la censure pnblique sur le point le plus important.^

MADAME MURER

Quel garant l' tout ce qui inspire la confiance , cimente l'estime et augmente la bonne opinion; la franchise de son caracterf , qui le rend supérieur au déguisement , même dans ce qni lui est contraire ; la noblesse de ses procédés avec ses inférieurs ; sa générosité pour ses domestiques, et la bonté de son cœur, qni Je pot te à soulager tous les malheureux.

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