JU A D A M E M U R F. R
C'est où je vous attendois. Tout cet amerbadinage a porté sur vot:e (il le, dont l'union mystérieuse a donné jour à mille i'au,-.ses conjectures; mais quand vous saurez qu'il l'adore...
LE B A RON ,linu?s;inl les épaulps.
Il l'adore! c'est encore un de leurs termes, adorer. Toujours au-delà du vrai. Les bonnèies gens aiment leurs femmes; ceux qui les trompeut ies adorent : mais les femmes veulent être adorées.
20O EUGENIE.
Vous penserez difïérfimni'at, lorsque vous apprendrez qu'un gage de l.i plus parfaite union,..
LE B AK o N.
Comment.'' MADAME MURER, ilu loii (Ic queliju''un qui croit en dire assez.
Locsqu'avant peu...
LE BARON, à sa fille .^
Bon! Est-ce qu'elle dit vrai.-'
EUGÉNIE, florhissant le genou.
Ah, mon père! comblez par votre bénédiction lebonliear de votre fille.
LE BARON, la relevant avec teuJrcsse.
Réelleuienti'Hé Ijien...! hc l>ien...! hé bien! mon enfant, puisque c'est ainsi , j'approuve tout, (à part) Aussi bien est-ce un mal sans remède.
EUGÉNIE
De quel poids mon cœur est soulagé!
MADAME MURER
Milady, embrassez votre père.
LE BARON, baisant Eugénie.
Laisse là uiilady ; sois toujours mon Eugénie.
EUGÉNIE, avec fou.
Tonte la vie. mon père. ( par e.x;claniation) Ah, Milord! quel jour heureux, pour nous!
LE B A R O N , du ton d'un homme <\\ie ce mot de Milord ramène à d'autres idées.
Mais, dites-moi donc nu peu vous autres: puisqu'elle est la femme de ce Milord, que diable veulent-ils dire avec cet autre mariage ? Car aussi on n'y comprend rien.
MADAME MU&ER
Il vous l'a dit tantôt : discours de valets, bruits populaires.