D A B I NS
J'ai prévu A'otre surprise et votre douleur; mais le fait n'est que trop avéré.
M ÉI, AC PERE.
Avéré ! dites vous ? (à part.) Je n'ose l'interroger, (haut. ) Monsieur Dabins , songez-vous à l'importance....' Il m'a troublé.
D A B I TÎS.
Monsieur Aurelly avoit, à Paris, pour huit cent mille francs d'effets.
MÉLAC PERE
Chez son ami mon.sieur de Préfort, je le sais. D A B 1 N s.
11 me dit , il y a quelque temps , d'écrire à ce correspondant de les vendre, et dr^ m 'envoyer tout le papier sur Lyon qu'où pourroit trouver.
MÉLAC PER E
Après?
Au lieu d'argent c^ue j'atteudois aujourd'hui, son I. 2.
fils me dépêche un courrier, qui a gagné douze heure*
sur celui de Ja poste,
MtLAC PERE.
Hé bien ! ce courrier ?
' M'apprend qu'au niomen! de négocier nos effets, monsieur de Préfort s'est trouvé atteint d'un mal yiolent, qui ra'eniporté en deux jours, el qu'on a mis aussi-tôt le scellé sur son cabinet.
MÉLAO PERE.
Pourquoi cet effroi ? Je regrette Préfort ; mais iî laisse une fortune immense. Anrelly réclamera ses effets, qui lui sercftt remis. C'est tout au plus un retard : achevez.
J'ai tout dit. Notre paiement étoit fondé sur ces rentrées qui n'ont jamais manqué ; nousn'avonspas dix mille francs en caisse.
M É L A C PERE
Et vous devez eu payer demain.''