‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 42 sur 200 · ACTE II, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE X

MÉLAC PERE, à liait.

Comment faire mainteuaui pour p.irtir?

Moi, par exemple, je "iiecite, parcequ'il en est question, je fais battrr journellement denx cents métiers dans Lyou. Le triple de bras est nécessaire anx apprêts de mes s(àes. JM-s pl^iniatious de mûliers , et mes vers en occnpent autant. Mes envois se détaillent chez tous les nianhands du royaume ; tout cela vit , ttiut cela gagne ■ etrindnstne portant le prix dis matières au centuple, il n'y a pas une de ces créatures, à comiiiencer par moi, qui ne reïidc gaiement à l'Etal un tribut proportionné au gain que son émulation lui procure.

s A IN T - A I. B A N.

Jamais il nt perdra cette b^lle chaleur.

A U R EL L V

Et tout l'or que la guerre disperse, messieuis, qui le fait rentrer à la j)aix? Qui osera dispute: au comiuerce l'honneur de rendre à l'Etat épuisé le nerf et les richcoses qu'il n^ plus? Tous les citoyens sentent l'imporîance de cette lâche : le négociant seul la leniplit. Au mr.ment que Je guerrier se repose , le négociant a le bonheur d'être à sou tour rhonuiiede la patrie.

Vous avez raison.

Mais laissons ceile conversation , monsieur : qui YOus ramené sitôt en cette ville ?

Pr^ibablement le même objet n,ui faisoit partir monsieur de Alélac. Ma compagnie me ia;ip^lle; elle me cbaige... Yous permettez que nous traitions devant vous...

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