‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 45 sur 200 · ACTE II, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE X

M É I. A. C PERE

11 est vrai.

s A, I NT-AI, Biisr.

Savez-vous , mon.sieur, quels soupçons l'on pourroit prendre..?

A U R K I, T, Y , ^ iveiDent.

I'"i donc, monsieur de Saint-Alban.

SAINT-ALBAN, à Aurellj.

Te vous demande pardon ; luais l'air, le ton , les discours me paioissent si clairs. Ce voyage...

A.U R E LtY.

N'y a-t-il pas mille raisons...^

SAINT-ALBAN

Un instant ,]'e vous prie. (àMélacpere.) Avez-vous touché le montant de toutes les recettes , monsieui', de Mélac ?

mÉlAC PERE, accablé.

Je ne puis le nier.

Ponvez-vous faire 'partir aujourd'hui tout l'argent que vous devez avoir.'' (Melacpere nere'poudrien.) Parlez, monsieur ; car mes ordres sont tels, que, sur votre réponse, il faut que je prenne un parti sur-lechamp. ( Mélac pore rêve, sa tète appujée sur sa maiu, ) AUREM-T, vivenieut.

Tous ne répondez pas.'

mÉlac PERE, outré, à Aurf lly. *

Cruel homme! ( à Saiut-A.lban , J'un air accaljlé. ) Je ne le puis, avant trois semaines au moins.

s A I îî T-A I, B A N.

Trois semaines ! Il ne m'est pas permis d'accorder trois jours. L'argent est annoncé. — C'est avec regret, monsieur...

M É L A C PERE

Je ne saurois l'empêcher : mais jamais tant de douleurs à la fois n'ont assailli un honnête homme.

( Il sort. ) AUR ELLT, criant.

"Vous sortez ? ^

Page 1