‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 49 sur 200 · PAU 1,1 NE · texte numérisé non relu

PAU 1,1 NE

Quel moment prenez-vous...! Et quel ton...!

MÉliAC FILS.

T)ussiez-vons me traiter d'importun, d'audacieux, c'est celui d'unamaat qui peut désormais vous offrir son cœur et sa main.

PA.ULIIS^K.

L'un de nous est Lors de sens.

MÉLAC FILS.'

C'est moi ! C'est moi ! la joie qui me transporte...

PA ULIN E.

La joie !

jBEAtlIARCHAIS. T. .^

5o LES DEUX. AMIS.

mélac fils.

Votre oncle ne sort-il pas d'ici ?

PAULIN E

Tout ce que j'entends es-t si contraire à ses discours.. .

M É I, A C FILS

Il aura voulu vous inquiéter.

M'inquiéter..! Coiunient..? Pourquoi m'effraver..?

MÉLAC FILS

Ce n'est qu'un badinage obligeant.

PAULINE, avpo llcpit.

On n'en fait pas d'aussi cruel.

M É L A <: FIL s.

Quelle charmante colère ! Elle me ravit : elle nie tonche plus que ma surviAance même.

PAULINE

Je ne vous entends pas.

M É L A 0 FILS, vivrmpiit.

Ils n'ont rien dit...! La snrvi-\ance, oui, je l'ai enfin ; Saint-Alban nous en a remis l'assurance; votre oncle, qui le savoit, ne nous l'a caché que pour jouir de notre surprise. Dans l'excès de ma joie, je les ai quittés pour vous en aj)porter la nouvelle ; et , depuis un quart d'heure, je maudis les fâcheux qui m'arrêtent. Ah , Pauline 1 au lieu de partager cette joie...

PAULINE, (riin ton t'iouffé.

Vous navez rien appris de plns.^*

MÉLAC FILS

Non.

PAULINE

Je ne puis me résoudre à lui percer l'ame.

MÉLAC FILS

Vous pleurez , ma chère Pauline !

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