‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 59 sur 200 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

AURELLY, PAULINE, MELAC PER£.

PAULINE, le i-cgarilaiit aller »vcc effroi. . Ciel! détournez les mallieur.s qui nous menacent aujourd'bui.

AURELLY.

Il s'obstine au silence; et je ne puis rien découvrir.

rAULlîIE, à Mélac père.

Ah! mon bon ami! Pourquoi craignez-vous de déposer voire secret dans le sein de mon oncle.' Il vous aime de si bonne foi !

AURELLY, iiuligiu'.

Moi! je l'aime?

PAULINE, avec ardeur.

Oui, vous l'aimez : ne vous en défendez pas.

AURELLY, douJoureusenicut.

Eb bien! oui, je l'aime, et c'est ma honte; mais je ne l'estime plus, voilà mon malbenr. Il m'est affreux de renoncer à l'opinion que j'avois de lui. La perte entière de ma fortune m'eût été moins sensible.

MF. LAC PERE, attendri.

Aurelly , attends quelques jours avant de juger ton ami. Ta généreuse colère me pénètre de respect. Crois que , sans les plus fortes raisons...

AU R ELL Y

En est-il contre mes instances.** Parle, malheureux. Coupable ou non , si je puis te servir...

PAULINE

Voyez la douleur où vons nous plongez. "'

mÉLAC PERE, pcuéré.

Mes chers amis , l'honneur ine déencl de parler. Je ne suis ]).ts encort eoup.ible je le deviendrois si je restois ici plus long-temps. La moindre indi.vcrétion... Ce niomeul difficile ne peul-il être justifié par ma cotistaute amitié pour vous.*' Ci'DVtz que pour se plaire avec d'aussi hounètes gens il faut 1 "être soi-iuèiue. ( Il sort. )

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