‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 73 sur 200 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

s V I N T- AI.B A N.

C'est Leauconp ftiire pour eux.

J'ai \ingt mo'vens de m'assurer de lui. SAINT-AI. BAN, rtVant.

J'avoue que... je... je n'ai point d'objection personnelle ooutre le jeune homme ; et, dans le dessein où je suis de vous demander une grâce pour uioinième...

Je pourrois vous obliger.**

SAINT-ALBAN

Sur un point de la plus liante importance.

A u R E L L Y, \ iveiueut.

Tenez-moi bien déshonoré si je vous refuse.

Puisque vous m'encouragez, je vais parler. Vous connoissez ma fortune , mes mœurs ; vous avez une nièce adorable; elle m'a charmé; je l'aime, et je vous demande sa main , comme la plus précieuse faveur...

A u R E L L Y, stupéfait.

Vous me demandez... ma Pauline ?

SAINT- ALBAN

Auriez-vons pris des engagements ?

A u 1^ E L L Y, embarrassé.

En vérité, ce n'est pas cela ; mais si vous la connoissiçz mieux...

SAINT-At,BAN.

Je l'ai plus étudiée que vous ne pensez

Cette enfant n'a pas de fortune.

SAINT-ALBAN

Sur nn mérite comme le sien, c'est une difïépence imperceptible.

8o LES DEUX AMIS.

A u R E L I, Y, à part.

Comment sortir de ce nouvel embarras !

Vous m'avez flatté que je ue serois point rejeté.

Monsieur...! vous n'êtes p.is fait pour l'être...

Et cependant...

A u R E L L Y, emltamissc.

Soyez certain qu'elle est trop honorée de votre jecherche , et que robstacle ne viendra pas de ma part. Mais...

Tous me la refusez .'

Croyez que... Avant de vous répondre, il faut que je prévienne ma nièce.

Souvenez-vous, monsieur, que vous n'avez point d'engagement.

AUR E T. LY

Et l'affaire de Mélac .''

SAINT-ALBAN

Ce soir nous en terminerons deux, ù la f jls.

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