SEOULUS, SAGAX, FIDUS INTERPRES
DEI OPT. MAX. MAJESTATEH PHILOSOPBIA ASSERUIT.
EVANGELII SIMPUCÎTATÉM MORIBCS EXPRESSIT.
IIBI 6RATULBNTGR MORTAISES, TALE TANTQMQUE EXTITIMI,
HUMANI GENERIS DEGUS.
NATUS'XlT. DEGEMB. MDCXLII. OBHT XX. MAR.
MftCCXXVtl.
Le souvenir de ces honneurs est souvent rappelé comme un blâme contre les nations qui n'ont pas traité leurs grands hommes avec la môme justice; mais ce sentiment d'orgueil est-il bien légitime? Les seigneurs qui s'étaient joints au cortège y figuraient comme membres de la Société royale et non comme représentants de la chambre des lords. Le monument de 1731 fut construit aux frais des héritiers de la famille de Newton, et non aux dépens du trésor national. 11 n'est pas jusqu'à la statue en marbre
élevée devant la chapelle du collège de la Trinité à Cambridge, œuvre de Roubilliac, qui ne soit un hommage personnel; on la doit, en effet, à l'admiration profonde du docteur Robert Smith , auteur d'un Traité d'optique, pour celui qui l'avait dirigé dans la carrière. Sur le piédestal de cette statue on lit cette inscription :
QUI GEHUS HUMÀNUM ItfGENIO SCPERÀYIT.
Disons-le hautement, puisque c'est la vérité, les honneurs qu'on eût prodigués sans réserve à un homme de mer s'emparant des galions espagnols ou incendiant une capitale étrangère, ne furent accordés qu'avec la plus grande parcimonie à celui dont le nom survivra aux plus grandes réputations politiques et militaires du monde entier.
Les ouvrages qui donnent à Newton le premier rang parmi les hommes de génie voués aux progrès des connaissances humaines, sont relatifs à l'astronomie, à l'optique et aux mathématiques. Voici les titres de ces œuvres immortelles avec les dates de leurs publications :
1687. — Philosophiœ naluralis principia mathematica, auctorels. Newton, Trinit. coll. cantab. socio, Malheseos professore Lucasiano, et Societatis regalis sodali. — Une traduction en français de ce Traité , le plus important de Newton, a été donné en 1756, par le marquis du Châtelet, et elle est suivie d'un commentaire dû à Glairaut. — Yoltaire en a tiré ses Éléments de la philosophie, publiés en 1738.
1704. — Opticks or a Treatise on the Réflexions,
Réfractions, Inflexions, and Colours of Light. — À ce Traité étaient joints deux opuscules écrits en latin et intitulés : Tractatus duo de speciebus et magnitudine figurarum curvilinearum; !• Tractatus de quadratura curvarum; 2* Enumeratio linearum terlii ordinis. Clarke a donné, en 1706, une édition latine du Traité <£ optique, qui a été traduit en français par Coste, en 1720.
1707. — Arithmetica universalis, sive de compositione et resolutione arithmetica liber. — Ce livre a été édité par Whiston, malgré Newton lui-même. Il en existe une traduction française par Baudeux, parue en 1802.
1711. — Analysis pet equationes numéro terminorum infinitas*
1711. — Methodus differentialis complectens doclrinam facribendi curvas ex datis differentiis differentiarum ordinatarum.
1728. — Optical Lectures read in publick schools of the miversity of Cambridge. Anno Domini 1669.
Tous ces ouvrages ont eu de nombreuses éditions dans presque toutes les langues..
En 1744, Castillon a publié à Lausanne et à Genève, un recueil des opuscules mathématiques , philosophiques et philologiques de Newton en 3 volumes in-4% qui contiennent :