‹ Œvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 8 sur 61 · MÉDECINE · texte numérisé non relu

MÉDECINE

Tous les ans, par des motifs de santé ou des arrangemats de famille, un certain nombre d'élèves quittent l'École polytechnique pour passer dans des carrières particulières , au lieu des services publics auxquels ils Jetaient primitivement destinés. Eh bien , j'ose affirmer que les connaissances théoriques acquises aux leçons des maîtres de la science, ont toujours fourni aux déserteurs des carrières gouvernementales les moyens de se distinguer et de faire marcher d'un pas égal leurs propres taérête et ceux de la société. La ville de Lyon, entre au* t», nous oftîra un «temple remarquable de ces vérités. M. Pravaz (1818) sort de l'École polytechnique pour se jouer à la médecine. Qu'on aille maintenant examiner son établissement , et Ton verra si les études spéculatives auxquelles il s'était d'abord livré l'ont empêché d'enrichir l'art de guérir des procédés pratiques les plus ingénieux, les plus rationnels et les plus utiles.

Tout ce qui tend à assurer le succès des ordonnances é*> médecins est d'une extrême importance; l'humanité commande donc de poursuivre à outrance les falsifications que la cupidité fait subir aux drogues naturelles ou artificielles. Aussi nous n'hésiterons pas à ranger au nom-

bre des services pratiques qui doivent figurer dans ce tableau, la réunion en un corps d'ouvrage dû à M. Bussy et à un de ses amis, de tous les procédés à l'aide desquels on peut reconnaître la moindre falsification, lors même que les faussaires, pour arriver à leurs fins, ont fait preuve d'une habileté consommée.

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