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par de nouveaux chapitres consacrés à chaque petite planète qui serait nouvellement découverte. C'est cette intention de M. Arago que j'ai remplie pour tous les chapitres du livre XXV, à partir du dix-septième jusqu'au quarante-quatrième. Les conjectures sur l'origine des petites planètes ont été reprises à un chapitre de la Notice publiée dans V Annuaire de 1832 sur les comètes.
Dans YAnniuiire du Bureau des longitudes pour 1826, M. Arago a inséré un nouveau catalogue chronologique des chutes de pierres ou de fer, de poussières ou de substances molles, sèches ou humides, que Chladni lui avait adressé ; il a reproduit ensuite ce catalogue dans le tome xxxi de la deuxième série des Annales de chimie et de physique; depuis cette époque, il n*a cessé d'insérer soit d'abord dans les Annales de chimie et de physique^ soit ensuite dans les Comptes rendue de l'Académie des sciences, toutes les chutes d'aérolithes dontil a pu avoir connaissance. M. Arago a pris le même soin pour les apparitions de bolides et pour celles des étoiles filantes. En 1852, il m'a chargé de réunir tous les documents qu'il avait ainsi parsemés dans un grand nombre de volumes, d'y joindre quelques notes manuscrites qu'il avait conservées dans ses cartons, de compléter le tout en compulsant diverses publications françaises ou étrangères, et d'en faire les catalogues qui sont insérés dans le livre XXVI de Y Astronomie- populaire, consacré aux météores cosmiques. Il a en outre dicté les quelques pages dans lesquelles il discute l'origine des aérolithes et expose l'histoire des chutes ou des apparitions de
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corps rencontrés par la Terre dans sa course autour du Soleil.
Le livre XXVII contient une étude complète sur Jupiter • Ce livre a été dicté par M. Arago en 1852 ; il renferme le résumé d'observations photométriques et de plusieurs mesures micrométriques dues à l'illustre astronome. Les détails de ces observations se trouvent dans les Mémoires scientifiques (tomes X et XI des Œuvres).
La description des procédés à l'aide desquels on a pu mesurer la vitesse de la lumière vient naturellement après rétude de Jupiter et de ses satellites. Le livre XXVIII de X Astronomie populaire est consacré à cette question ; il a été presque entièrement dicté en 1852. Le manuscrit du chapitre iv, qui expose un exemple familier destiné à faire comprendre les considérations qui ont conduit à la détermination de la vitesse de la lumière par l'observation des satellites de Jupiter, est entièrement de la main de M. Arago : il a été écrit vers 1846. Ce même livre renferme la théorie de l'aberration, quelques considérations sur l'égalité de la vitesse de la lumière émanant de divers ,corps, et la description du procédé si ingénieux suivi par M. Fizeau, pour mesurer la vitesse de la lumière par des observations faites sur la Terre à de courtes distances. Le dernier chapitre seul, relatif à l'emploi que l'on peut faire de l'observation des phases d' Algol pour déterminer directement la vitesse de la lumière, avait été publié précédemment en.l8i2 dans Notice sur Herschel. Sauf quelques courts passages de la Notice sur Hers-
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chel , et le dernier chapitre sur la question de savoir si Tanneau n'aurait pas été formé aux dépens de la queue d'une comète qui, dans sa course, serait venue à passer très-près de la planète, le livre XXIX de Y Astronomie populaire^ sur la planète Saturne, est nouveau ; il a été dicté au commencement de 1853. On y trouve un résumé de toutes les observations faites jusqu'en 1852 par les astronomes sur les bandes, sur l'anneau et sur les satellites du corps le plus étrange du système planétaire.
La découverte de la planète Uranus est une conquête qui fait trop d'honneur à William Herscbel pour ne pas occuper une grande place dans la Notice que M. Arago avait consacrée, en 18/i.2, à l'illustre astronome de Slough. Cette partie de la Notice de Y Annuaire du Bureau des longitudes était tellement achevée, que M. Arago n'a eu qu'à la reprendre à peu près textuellement pour en former le livre XXX de son Astronomie populaire. Il a seulement ajouté quelques pages relatives à la grandeur et à l'orbite de la planètç, ainsi qu'à la découverte des deux nouveaux satellites, que M. Lassell a faite en 1851, découverte qui porte à huit le nombre des petits astres qu' Uranus entraine à sa suite dans son mouvement de translation autour du Soleil. Ces additions ont été dictées par M. Arago à la fin de 1852.
Lorsque, le 23 septembre 18/i6, M. Galle eut trouvé à Berlin, au bout de. sa lunette, et à p3u près à la place qu'indiquaient les calculs de M. Le Verrier, fondés sur les perturbations qu' Uranus éprouvait de la part d'un astre inconnu, la planète à laquelle on a donné le nom
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de Neptune, un grand enthousiasme éclata dans le monde savant. Plus tard il y eut une réaction; on alla jusqu*^ nier que la planète découverte par les observations de M. Galle, grâce aux indications que cet habile et loyal astronome avouait avoir trouvées dans les résultats des calculs qu'il venait de recevoir de Paris , fût réellement celle dont la théorie due à M. Le Verrier annonçait l'existence et décrivait la marche. M. Ârago est demeuré l'impassible rapporteur de la vérité, dans le livre XXXI de V Astronomie populaire. Il m'a chargé de reprendre, dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, les diverses communications qu'il avait faîtes à ce coips savant sur la découverte de la planète Neptune; après une lecture attentive, il en a maintenu les termes en insistant sur l'heureuse coïncidence de Texistence entre les mains de M. Galle de la carte de M. Bremiker pour la 21* heure du ciel, et des résullats des calculs théoriques de M. Le Verrier. Sans ce bonheur, pour employer une expression de M. Encke, M. Galle n'eût pu arriver à constater qu'un astre nouveau, non figuré sur la carte de M. Bremiker,îse trouvait dans la partie du ciel dont l'exploration était recommandée par M. Le Verrier comme le lieu probable de la présence, à la fin de 18AG, d'une planète encore inaperçue , expliquant le désaccord, démontré par les observations, entre la marche réelle d'Uranus et le chemin que cette planète eût suivi d'après les lois de l'attraction, s'il n'y avait eu, dans notre système solaire, que les corps planétaires connus jusqu'à cette époque. M. Ârago n'a fait d'ailleurs que dicter en outre quelques courts passages relatifs à
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l'aspect de Neptune, à son orbite, à sa grandeur et à ses satellites.
Le livre XXXII, consacré aux saisons et aux climats, est un des plus importants de Y Astronomie populaire. Sur les vingt-six chapitres qu'il renferme, deux seulement avaient déjà été publiés; ce sont ceux relatifs à la question de savoir si les comètes peuvent modifier les climats ou le cours des saisons ; ils ont été repris à la Notice de 1832 sur les comètes, et ils ont subi, à la fin de 1852, plusieurs corrections et additions dictées par M. Arago. Les chapitres vi, viii, ix, xiii, xix, xx, xxi et xxvi ont été écrits par l'illustre astronome en 18&G; les autres ont été dictés à M. Goujon en 1851. J'ai été d'ailleurs chargé de faire toutes les recherches nécessaires pour assurer l'exactitude des données numériques que présente ce livre.
Le livre XXXIII, consacré au calendrier, a été reproduit par M. Arago dans Y Annuaire du Bureau des longitudes pour 1851 ; il en a seulement élagué les chapitres qu'il avait été obligé, ainsi qu'on l'a vu plus haut, d'y intercaler, pour rendre intelligibles aux lecteurs de Y Annuaire du Bureau des longitudes les passages qui exigeaient des connaissances astronomiques préalables. De temps à autre, quelques additions et corrections ont été faites. Le dernier chapitre seul est nouveau; il est relatif à la détermination de l'heure par les instruments employés soit sur terre, soit sur mer.
Dans le livre XXXIV et dernier de Y Astronomie popiH laire, M. Arago transporte successivement le lecteur sur le Soleil, sur Mercure, Jupiter, Saturne, la Lune, et lui
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montre les aspects divers sous lesquels apparaîtraient les phénomènes du système solaire , si de tels voyages à travers les espaces célestes pouvaient tout à coup se réaliser. En quelques pages, il fait voir ensuite combien de préjugés rétude de l'astronomie a fait disparaître depuis qu'elle s'appuie uniquement sur l'observation exacte et judicieuse des faits matériellement tangibles; ces quelques pages sont presque entièrement écrites de sa main. L'ouvrage se termine par un tableau des observatoires disséminés à la surface de la Terre, et dans lesquels tant d'hommes éminents, appartenant à toutes les nationalités, parlant toutes les langues, animés du seul désir de connaître, ont les yeux fixés sur la voûte étoilée pour arracher de nouveaux secrets à la nature. Enfin, une table chronologique des découvertes faites jusqu'à l'année 1851 donne la mesure des progrès accomplis et de ceux qu'on peut espérer encore.
Telle est l'histoire fidèle de la composition de IM^^ronomie populaire. Pour l'illustre auteur,'; « un cours était un Kvre parlé. » Tout ce qu'il disait si éloquemment à ses nombreux auditeurs s'est retrouvé sans peine sous sa plume ; à l'avance toutes ses pensées étaient fixées et la forme de leur expression était arrêtée.
Si une mort trop prématurée n'avait pas enlevé H. Arago au travail assidu dont l'histoire de son Traité Gastronomie révèle l'extraordinaire persévérance, à une époque où la maladie et les infirmités l'accablaient si cruellement, l'illustre savant eût certainement ajouté de précieuses considérations à toutes celles que son livre renfenne. 11 m'eût guidé aussi dans la correction des
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épreuves; mais je dois cette réponse à ceux qui se figureraient que son œuvre n'était pas achevée : je n'ai eu à faire que ce que tout élève dévoué h un tel maître eût pu faire à ma place.