CHAPITRE VIII
Explications d'un paradoxe des anciens, par rapport aux mœurs.
Polybe, le judicieux Polybe, nous dit* que la musique était nécessaire pour adoucir les mœurs des
Durazzo; des Scythes ou des Celtes étaient venus s'établir dans le voisinage. Mais est-il bien vrai qu'en nommant un commissaire entendu pour trafiquer au nom de la ville avec ces étrangers, les Épidamniens aient eu le maintien des mœurs pour objet? Comment ces barbares auraient-ils corrompu des Grecs? Cette institution n'est-elle pas l'effet d'un esprit de monopole? Peut-être dira-t-on un jour que c'est pour conserver nos mœurs que nous avons établi la compagnie des Indes. (V.)
1 C'est faire comme tous les peuples ignorants , appliquer le remède au mal , et non à la source du mal. (H.)
2 Mais elle ôte l'émulation des commerçants , et fait périr le commerce. (Éditeur anonyme de 1764.)
3 Comme étaient les villes de la Grèce,
4 Hist. lib. IV, cap xx et xxi.