‹ vres complètes de Montesquieu avec des notes de Dupin, Crevier, Voltaire, Mably, Servan, La Harpe, etc., etcChapitre 723 sur 1131 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Continuation du même sujet.

Les livres sacrés des anciens Perses disaient : « Si vous voulez être saint, instruisez vos enfants, « parce que toutes les bonnes actions qu'ils feront

de Foé : « Il est dit, dans un livre de cette secte, que notre corps « est notre domicile, et l'âme l'hôtesse immortelle qui y loge ; « mais, si le corps de nos parents n'est qu'un logement, il est « naturel de le regarder avec le même mépris qu'on a pour un « amas de boue et de terre. N'est-ce pas vouloir arracher du « cœur la vertu de l'amour des parents? Cela porte de même à « négliger le soin du corps, et à lui refuser la compassion et l'af- « feetion si nécessaires pour sa conservation : ainsi les disciples « de Foé se tuent à milliers. » (Ouvrage d'un philosophe chinois, dans le recueil du P Duhalde, tom. III, pag. 52.)

1 Voyez Thomas Bartholin , Antiquités danoises.

2 Relation du Japon, dans le Recueil des Voyages qui ont servi à V établissement de la compagnie des Indes.

3 Mémoires de Forbin.

«vous seront imputées1. » Ils conseillaient de se marier de bonne heure , parce que les enfants seraient comme un pont au jour du jugement, et que ceux qui n'auraient point d'enfants ne pourraient pas passer. Ces dogmes étaient faux , mais ils étaient très-utiles.

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