PRÉVANNES, VALBRUN, LA COMTESSE, 3IARGUERITE
PRÉVAXrvES.
Venez, venez, perfide comtesse. Voici un galant chevalier qui réclame le titre d'époux, seulement, dit-il, pour un quart d'heure, afin d'avoir le droit de m'envoyer en terre.
VALBRUK.
Est-il possihle que je me sois abusé à ce point?
MARGUERITE
Ah! Dieu ! j'ai eu bien peur, toujours !
PRÉVANINES.
Vous nous écoutiez donc?
MARGUERITE
Oh! oui.
LA COMTESSE
J'aide grands torts envers vous, monsieur de Valbrun. Votre ami m'a donné un méchant conseil, et
je vous demande pardon de l'avoir suivi.
PRÉVAMNES.
Pas si méchant, madame. Vous conviemlrez du moins que je vous ai tenu parole. (A Vaibrun). Mon ami, pardonne-moi aussi, en faveur de toutes les injures que tu m'as dites.
VALBKUIN.
Ahl madame, je suis seul coupable d'avoir pu douter un instant de vous.
Il lui baise la main.
l*KÉVAIN?sES, à M arg u erile .
Et nous, Margot, nous pardonnons-nous?
MARGUERITE
Si j y consens, c'est par bonté d'âme.
PJiÉVArsiSES.
Et moi, c'est pure compassion. i. Allons, tàcho]is de nous consoler de tout le clia,i>rin que nous nous sommes faiti