LA COMTESSE, PRÉVANNES, VALBRUN
VALBRUN
Il est bien vrai que ces dessins sont parfaits. (A la comtesse.) Vous me disiez, madame...
LA COMTESSE
Mais... je ne sais plus...
VALBRUN
Vous parliez, je crois, de votre terre.,, !
Ah! oui, de ma terre... Vous savez que j'ai failli avoir un procès; tout est arrangé maintenant, et les formalités nécessaires seront terminées dans peu de jours.
VALBRUN
Dans peu de jours?
LA COMTESSE
Oui, j'ai reçu une lettre.
VALBRUN
Ah!... une lettre...
LA COMTESSE
Oui... elle est par là...
PRÉVAIN^'ES, à part.
lis me font pitié; je n'y tiens pas. (Haut.) Henri, \eiix-tu que je m'en aille?
VALBRU>.
Pourquoi donc ?
PRÉVAISISES.
Je crains d'être imporiui]. Je suis resté ici à regarder des images, comme si j'étais de la maison. Je crains de t'empêclier de dire à la comtesse toute la joie que tu éprouves de voir que rien ne s'oppose plus...
VALiniUK.
J'espère, madame, que vous ne croyez pas qu'un détail d'intérêt puisse rien changer à ma façon de I penser, je craignais, il est vrai, les obstacles..*
PRÉVAMSES,
Il n'y en a plu^>
VALBUUN.
Dit-il vrai, madame?
LA COMTESSE
Mais... (Prévaimes lui fait signe.) Oui, monsieur.
VALBPiUN, Iroidement.
Vous me ravissez ! j'espère encore que vous ne doutez pas... combien je désire... que rien ne retarde l'instant... (n se lève.) Si vous n'allez pas ce soir à l'Opéra, je vous demanderai la permission...
PRÉVANiNES.
Que diantre as-tu donc tant à faire?
VAL BRUN, troublé.
Une course dans le voisinage, chez un... chez un voisin... oui, madame, ce ne sera pas long. Je reviendrai, puisque vous le voulez bien.
LA COMTESSE
Revenez tout de suite.
VALBlUilS
Oui, madanuj.
Vous me le promettez?
VALBIIUN.
Certainement; que voulez-vous que je fasse quand je ne vous vois pas?
n salue et sort.