‹ Vues des ruines de PompéiChapitre 74 sur 137 · TROISIÈME PARTIE, MONUMENTS PUBLICS ET TEMPLES · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE, MONUMENTS PUBLICS ET TEMPLES

une partie des usages de la vie privée des anciens peuples de l'Italie. En examinant les Temples, les Théâtres, la Basilique, le Forum, et tant d’autres édifices, nous pourrons y puiser des notions sur leurs usages dans la vie publique.

S'il est certain que les ruines des monuments de la Grèce, de la Sicile, de Rome et de tant d’autres lieux célèbres, nous ont mis à même d'étudier séparément les édifices publics des anciens; si les monuments épars de ces contrées offrent même plus de grandeur, de magnificence et de pureté dans leur architecture, ces avantages sont bien contrebalancés à Pompéi par une plus belle conservation des édifices, leur réunion en un seul lieu, et surtout par cet ensemble qui nous permet de juger de la disposition générale d’un Forum avec tous les monuments qui devaient l’entourer; de celles d’un Amphithéâtre et des théâtres de tout genre, avec les accessoires qui devaient les accompagner. Bien que les édifices de Pompéi soient conçus sur une échelle beaucoup plus petite que ceux d’une même destination, dont les ruines couvrent le sol de l'Italie, on doit néanmoins reconnaître dans ces édifices le même sentiment de grandeur qui se fait remarquer dans les constructions de Rome et des autres grandes cités de l'antiquité.

L'érection des monuments d’un intérêt général était toujours soumise à la surveillance des Édiles ou des magistrats municipaux, soit qu’ils fussent construits aux frais de la ville, aux frais des particuliers ou des corporations; les entrepreneurs devaient se conformer aux réglements que les préteurs prescrivaient successivement dans leurs édits.

Du reste,ces travaux s’adjugeaient à la criée et au rabais, et l’adjudicataire était tenu de fournir un cautionnement ; précaution nécessaire pour obvier aux graves inconvénients de ce mode d’adjudication, auquel les modernes cherchent à remédier par les mêmes moyens, sans pouvoir toujours en éviter les funestes

effets.

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