MUR EN SAILLIE PAR LE BAS, DANS L'ACROPOLE DE CHERONEE
Pausanias, dans sa description de Chéronëe, ne fait mention d’aucun temple dans cet endroit; cependant , il est évident que le sommet de l’acropole était décoré par quelque édifice sacré ou du moins public. La plateforme actuelle ne nous offre plus qu’une petite église en ruines, dans les murs de laquelle se trouvent quelques fragmens antiques ; parmi les ruines , on remarque aussi des débris d’ordre ionique de petites proportions. La partie inférieure de l’espèce de terrasse sur laquelle ils se trouvent , est soutenue par un grand mur, en retraite vers le sommet, d’une construction à peu près régulière. Les autres murs de terrasse que j’ai vus dans la Grèce sont perpendiculaires ou à peu près tels. La partie la plus élevée de l’acropole est probablement le rocher appelé Petrarchos , où , selon Pausanias , Rhéa trompa Saturne, en lui offrant à dévorer une pierre au lieu de Jupiter enfant. Ce rocher était anciennement couronné par une statue de Jupiter, mais Pausanias n’y indique pas de temple. Le sceptre même d’Agamemnon, une des principales divinités du lieu, se conservait dans la maison d’un prêtre. ( Voyage Class. , tome I, ch. 7.)