PLAINE DE THORICOS, DANS I. ATT I QUE
THORicos,qui était autrefois un Demos considérable de l’Attique appartenant à la tribu Acamantide, conserve encore son ancien nom. C’était dans ce bourg, l’une des douze cités attiques, au temps de Cécrops, qu’était né Céphale, l’amant de Procris. Les Athéniens le fortifièrent avec soin dans la quatre-vingt-treizième olympiade, parce qu’il était destiné à protéger l’exploitation de leurs mines du mont Laurion, placées dans le voisinage.
Les restes de Thoricos sont considérables; ils occupent un espace qui n’a pas moins de deux milles et demi de circuit. L’acropole était située sur un monticule pyramidal que l’on voit s’élever à gauche du sein de la plaine.
Cette vue a été prise à la distance d’environ quatre milles, sur la route qui vient de Rératia.
L’acropole de Thoricos s’élève d’une manière remarquable au milieu d’une grande plaine ondulée qui offre un mélange de landes couvertes de broussailles et de terrains en culture. On voit dans l’éloignement l’ancien port de Thoricos , et les îles d’Hélène , de Céos , de Cy thnos et de Sériphe ; au-delà , la mer Égée occupe l’horizon . On découvrirait d’autres îles sur la droite, si elles n’étaient cachées par l’interposition des sommets du mont Laurion. ( Voyage Class., tome I, chap. i5.)
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