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et à des intervalles égaux, un cri général a lieu. Un ou plusieurs chefs se placent au centre et pressent la danse en jouant du tambour de basque, et en faisant sonner des espèces de clochettes formées de griffes d'ours.
Chez les Sioux, ua poteau est dressé au milieu du cerele, et, les uns après les autres, tous les membres s'en détachent, poussent le cri de guerre et frappent le poteau en proclamant à haute voix leurs exploits : « J'ai tué tant d'hommes, j'ai assassiné des femmes, j'ai torturé des prisonniers, j'ai éventré des enfants, j'ai volé des chevaux, j'ai tué un ours féroce, ete. »
Le jeu de paume est l'exercice favori des aborigènes, et son usage paraît s'étendre parmi loutes les peuplades. Il a lieu de la manière suivante : les jeunes gens, presque entièrement nus, et après s'être sillonnés le corps avec un couteau pour se tirer du sang et se rendre plus légers, disent-ils, se forment en deux compagnies ; ils tiennent un bâton dans chacune de leurs mains; on lance la balle entre les deux partis, qui se précipitent pour la saisir. On se bat, on se pousse, et souvent de graves blessures sont reçues; jamais on ne doit porter la main à la balle, et ils ne peuvent la toucher qu'avec deux bâtons dont ils se servent fort adroitement. Enfin le parti qui parvient le premier à lancer la balle douze fois, est proclamé vainqueur. Si je ne me trompe, un jeu presque semblable a lieu dans notre antique Bretagne.
On conçoit combien il est difficile de savoir quelque chose de positif sur le nombre d'individus qui composent la plupart des peuplades indiennes. Quant à celles qui habitent le voisinage des blancs, il est, cependant, plus facile de s'en for. mer une idée correcte qu'on ne le supposerait au premier abord; car la plupart reçoivent des présents annuels ou des paiements pour la cession de leurs terres des Gouvernements américain et anglais : dans ce cas, chaque chef remet à l'agent autant de petits paquets d’allumettes qu'il y a de familles dans sa tribu, et chaque paquet comprend autant de petits morceaux de bois que la famille présente d'individus. Un assez grand nombre d'Indiens, habitant le voisinage des grands lacs, s'arrangent de manière à cumuler les présents des Anglais et des Américains, et j'ai vu un chef chippeway qui portait par-dessus ses vêtements une médaille d'argent du président des Etats-Unis , et au-dessous une autre du roi d'Angleterre : comme de juste, il était alors sur le territoire américain, et les médailles auront sans doute changé autant de fois de situation qu'il aura traversé la ligne de frontière, Cela me fit souvenir d'un maire de campagne que je vis, pendant les journées de Juillet, le matin , revêtu de l'écharpe blanche; à midi l'ayant encore, mais laissant
dépasser au-dessous quelque chose de singulièrement suspect, et le soir revêtu ostensiblement des trois couleurs.
Ces annuités sont souvent assez considérables ; ainsi, pour en donner un exemple, l’état de New-York paye :
Aux Onëidas transportés au Ouisconsin (Baie-Verte)......... 3,411 22dollars. — Onéidas restés au lac de ce nom.........,....,.,.,.. 3,268 29 — Cayugas............,..,,.,,.. SUN ones + 2,300 00 =. BONÉGAB se oo nee so aoe00 0 6 00 6 0 RL LT 506 00 — Fish-Carriers... .... ART NE sobre 50 00 — Onondagas..............,.,..,,.,.,. den or 2,#30 00 — Iroquois de Saint-Régis..........,..... PT 2,398 33 — Brothertowns........... TT CT 21:12 79 — New-Stockbridges .........,..., APE TTN souetés ete 371 76 Total........ 16,872 39 ( ou 84,967 francs.)
De plus, on a payé, en 4858, aux Onéidas de la Baie-Verte une somme de 27,965 dollars, qui est la moitié de ce qu’on leur doit en capital.
Les Chérokees ont reçu 5,000,000 dollars pour leurs terres et les constructions, etc., qui étaient dessus, et, de plus, 4,460,000 dollars pour leur subsistance et autres besoins.
Enfin, pour les droits des Indiens à la possession de 446,340,897 acres de terre achetés depuis le 4 mars 4829, les États-Unis ont payé 92,560,056 dollars en annuités permanentes, en terres, en réserves faites par les Indiens, en dépenses de migration et de subsistance, en marchandises, en outils, en établissements mécaniques et agricoles.
L'on estime à environ 335,500 le nombre total des Indiens qui habitent le territoire des États-Unis; dont environ 80,000 se trouvent de l’autre côté des montagnes Rocheuses. 11 n’y en a pas en ce moment plus de vingt mille à l’est du Mississipi, si l’on en excepte ceux du territoire du Nord-Ouest, du Ouisconsin , etc. ; et la plupart ont pris des arrangements pour émigrer très-prochainement : seuls, les Séminoles de la Floride continuent à défendre leur territoire d'une manière héroïque. 11 est très-difficile de se former une idée du nombre des Indiens répandus sur les immenses possessions canadiennes des Anglais, et dont une grande partie est encore à peine connue; cependant, en y joignant la population in-
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î DE L'AMÉRIQUE DU NORD. 47 ë 1 dienne du Texas et du Mexique, l'on peut probablement porter à environ cinq : millions le nombre des aborigènes de l'Amérique Septentrionale. dé ; Les Indiens sous la juridiction des États-Unis, qui se trouvent actuellement à 4 l'ouest du Mississipi et près de ce fleuve, peuvent se diviser de la manière suivante. 8. î TRIBUS INDIGÈNES A CES RÉGIONS.
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