‹ Vues et souvenirs de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 20 sur 53 · CT UT EE · texte numérisé non relu

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1837 73,000,000 dollars.

Ainsi, en onze années, la quantité de numéraire s’est presque triplée ; mais aussi

le papier est environ quatre fois plus considérable. Le tableau suivant montrera les importations et exportations pendant la mème

période.

Importations, Exportations.

Consommation de produits étrangers.

Les exportations s'élevèrent en 1840 à 113,895,634 dollars, dont voici Le détail :

Farine. .o.ssosssossressesse.sese 10,1#3,615 dollars, Résa ohesiesorretsenennn ., 1,942,076 Tabadaniomnesaoneredendeners 9,883,957 Coton............ SD RS 63,870,307 Autres marchandises.............. 28,055,679

Total. ..s.ssooeoess 113,895,63"

Au commencement de 4833, le tonnage des États-Unis était de 13,758,907. Dans la même année, il est entré dans les ports 41,292 navires, dont le tonnage était de 1,993,963 : sur ce nombre de vaisseaux, 7,023 étaient américains (4,352,653 tonneaux); et il en sortit 11,515 vaisseaux, formant le tonnage de 2,031,341, sur lesquels 7,285 étaient américains et portaient 1,400,517 tonneaux.

Les principaux articles d'exportation sont :

Le coton. La récolte de l’année dernière était, ainsi que nous l'avons dit en traitant de l’agriculture, de 4,645,000 balles. À cette époque (4°" octobre 1838), il en restait encore 35,000 balles de la récolte précédente dans les ports des États-Unis. ce qui faisait un Lotal de 4,650,000.

L'exportation pour l'Angleterre fut de.......... ssssssese 940,000 (1) Pour la France et autres ports de l'Europe............... . 400,000 Consommé aux États-Unis. .... I ... 340,000

Le tabac, la farine, le riz et les fourrures.

Ainsi qu'on le pense bien, il n'existe aux États-Unis aucun des monopoles commerciaux qui, comme ceux du thé, du tabac, etc., conviennent parfaitement au gouvernement de l'empereur de la Chine ou du pacha d'Égypte, mais semblent peu d'accord avec les principes constituticnnels.

Une immense quantité de navires sont constamment occupés à la pêche de la morue sur le banc de Terre-Neuve, et à celle de la baleine dans les mers australes; cette dernière emploie plus de dix mille marins. La pêche du maquereau est aussi assez importante. Sur les grands lacs du Canada, la truite saumonnée et le poisson blanc de Makinau sont encore l’objet d’un commerce considérable.

Rien ne peut mieux donner une idée de l’activité commerciale des États-Unis, que le mouvement des navires qui parcourent les grands lacs. Sur le lac Érié, en 4835 (et depuis lors le commerce a beaucoup augmenté dans ces localités), il y avait 31 bateaux à vapeur américains ayant en moyenne 343 tonneaux, 3 anglais; 234 schooners (goëlettes) américains, 25 anglais, ayant un tonnage moyen de 85 tonnes, plus 3 bricks à 245 tonneaux chacun; ainsi :

Goëlettes............... 22,015 tonneaux.

Bateaux à vapeur... .. 11,662 Bricks.......,.,....., 645

La petite ville de Milwaukée, fondée il y a cinq ou six ans au milieu des forêts impénétrables du Ouisconsin, sur les bords du lac Michigan, enregistra, dès 4838, 244 entrées de bateaux à vapeur et 268 de navires à voile; total, 512 ; ce qui faisait 494 de plus qu’en 4837.

Sur le Mississipi et ses affluents, il y a plus de 4,500 bateaux à vapeur, et c’est surtout dans l'application de la vapeur à la locomotion que le génie américain se déploie de la manière la plus admirable : figurez-vous un steamer remontant pour la première fois l’un de ces cours, presque inconnus des géographes, qui apportent le tribut de leurs eaux au Mississipi supérieur ou au Missouri encore si peu explo-

(4) La consommation des manufactures de l'Angleterre est d'environ 19,500 balles par semaine, ou 3,250 balles par jour , en retranchant les dimanches.

ré, Jusque là, la pagaie de l'Indien avait seule troublé son cours tranquille : aussi, à l’approche de la masse gigantesque et au souffle redoutable de ses poumons mécauiques, voyez le buffle stupide immobile et engourdi par la frayeur, pendant que les troupeaux de daims et de chevaux sauvages s’enfuient au plus profond des forèts; voyez encore ces peuplades nomnbreuses qui accourent, l'œil hagard, contempler la miraculeuse apparition : leur esprit vacillant et frappé de terreur leur représente tantôt un monstre plus redoutable cent fois que le mastodonte de leurs anciennes traditions, qui, trouvant la civilisation trop lente à exterminer leurs races, vient lui apporter le secours de sa force surhumaine; tantôt c’est le Grand- Esprit lui-même, qui, quittant sa demeure éthérée, vient en personne punir ses enfants rebelles ; aussi, prosternés sur le rivage, ils inclinent leur front devant les nouveaux-venus; mais souvent, après les avoir pris pour des divinités, ils ne s'aperçoivent que trop vite qu'ils sont un peu moins que des hommes.

Mais regardez plutôt ces navires gigantesques qui, plusieurs fois chaque jour, remontent l'Hudson ou traversent les grands lacs : à voir la longueur de leur quille et l'étendue de leur pont, on les prendrait pour des îles flottantes. Une population de cinq à six cents personnes qui se pressent de toutes parts , et le nombre de chevaux et de voitures qui les encombrent, feraient croire à l'émigration d'un peuple, pendant que la fumée noire et blanche qui, à des intervalles réguliers, s'échappe de leurs immenses tuyaux, leur donne l’apparence de volcans menaçants. Mais deux de ces géants se rencontrent, un défi est lancé de part et d'autre, et alors commence une course dont le but est à cent ou deux cents milles; ils parcourent dix lieues à l'heure, et les passagers exaltés, se pressantautour du capitaine, le supplient d'augmenter encore une vitesse qui mettra leurs jours en péril sans doute, mais qui pourra leur assurer la victoire. Cependant, aujourd’hui les vaisseaux à vapeur se trouvant trop à l'étroit sur des lacs de cent lieues de long, se lancent un défi mortel sur l'Océan, etla carrière à parcourir est de quinze cents lieues : l'un desrivauxa le tonnage d'une frégate, et l'autre atteint presque la force d’un vaisseau de ligne; les témoins sont cent millions d'hommes, qui, retenant leur haleine et immobiles d'admiration , se pressent sur deux continents, contemplant un combat qui paraît incroyable, mais dont le résultat sera aussi utile que glorieux pour l'humanité (1).

DES NOIRS

Leur commerce est comme de juste nul.

(1) Écrit en 1839.

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