PLANCHE XXI
DANG DE SAGLE DIT L'OURC ENCORMI, SUR LA GOTE DOCIDENTALE DU MICRIGAN.
Du
Voir le chapitre sur l'ile de Michilimakimac. La scène représente une tempête sur
chigan.
PLANCIIE XXX.
INDIENS HUAONS,
Cette nation, qui fut autrefois la plus puissante du Canada , est aujourd'hui réduite à un nombre
peu considérable d'individus.
Ceux qui sont représentés ici ont été dessinés au village de Lorette sur la Petite-Riviere, près de
Québec. Ce village contient environ trois cent cinquante Indiens, presque tous métis. Les chefs, au nombre de quatre, allèrent , il ya quelques années, en Angleterre, pour porter au pied du trône des doléances et des réclamations ; l'on me montra avec orgueil chez le principal d'entre eux, qui se nomme Catska , le portrait que lui donna le roi d'Angleterre, qu'il nomme son grand-père. Ils parlent tous français, et même, en causant entre eux, ne se servent pas d’une autre langue; ils sont fervents catholiques et attachés à lour missionnaire; leur goût pour la toilette est des plus prononcés. Le grand costume des femmes consiste en drap écarlate brodé de perles et do paillettes d'or.
Les Hurons ont aussi un village assez considérable sur la rive septentrionale de la rivière Sainte- Clair, près do Détroit; bien que soumis depuis longtemps à la domination anglaise, ils sont r' stés très-attachés aux Français.
Je dirai ici quelques mots de l’état présent des Indiens du Canada.
Haut Canada. Les Mississaguas en forment la principale tribu et habitent le long du lac Saint- Laurent et du lac Ontario. Une centaine se trouvent autour de Kingston et à Gassanogui : ce sont de malheureux ivrognes réduits à la misère la plus abjecte. Ceux de la baie de Quinte et du lac de Riz sont au nombre d'environ quatre cent cinquante, et suivent les formes du christianisme. Sur la baie sont aussi trois cent vingt Iroquois, dont quelques uns sont fermiers, et cent quatre-vingts autres sont établis sur la rivière de Crédit, qui se Jetto dans la partie occidentale du lac Ontario. Le chef Yellowhead (tête jaune) est établi au lac Simcoé, avec cinq cent cinquante Chippeways, la plupart convertis. Sur la grande rivière du lac Erié, sont plus de deux mille Iroquois, et plus à l’ouest, sur la Tamise, environ quatre cent quarante-cinq Monseys ou Delawares. Enfin, quelques centaines de Hurons catholiques sont en face du détroit.
Bas Canada. On trouve près des trois rivières les restes de l’ancienne et puissante tribu des Algonquins, réduite aujourd'hui à environ quatre-vingts individus, et sur la rive opposée, entre Saint-François et Becancourt, trois cent soixante Abenaquis, qui habitent des huttes recouvertes en écorces; plus bas, au saut Saint-Louis, à Saint-Régis et au lac des deux montagnes, sont trois établissements d'Iroquois, montant en tout à environ seize cents. A cette dernière localité l’on
trouve aussi environ six cents Algonquins et Nipissings. Enfin nous savons, d’après des rapports officiels soumis au parlement anglais, qu'en #827 le
nombre d'Indiens du Canada qui se présentèrent pour recevoir des annuités du Gouvernement britannique , se montait à seize mille trois cent quatorze, répartis de la manière suivante :
Québec, six cent cinquante-deux; Saint-Francis, cinq cent quarante-un; Caughnawaga, neuf cent soixante-sept ; lac des Deux-Montagnes, huit cent quatre-vingt-sept ; Saint-Régis , trois cent cinquante-huit ; Kingston, huit cent cinquante-neuf; Torrento ou York, sept cent quatre-vingt-un: Niagara, mille huit cent cinquante-sept ; Amherstburg, cinq mille neuf cent six; île Drummond, trois mille cinq cent seize. Ce dernier établissement a été, ainsi que nous l'avons déjà dit, porté à Péléquentachin , au fond du lac Huron.
PLANCHE XXL
GHUTES SAINTE-MARIE, AU LAG SUPÉRIEUA.
Mission catholique parmi les Chippeways.
Les armes employées par les Indiens de l'Amérique Septentrionale sont tantôt de leur propre fabrique, tels que le tamahac figuré n° 1, et les casse-tête n° 2, 3, et tantôt leur sont ven— dues par les Européens, tels que leurs fusils et leurs couteaux à scalper. On leur vend aussi la petite hache ou tamabac figurée sous le n° #, et qui sert en même temps de pipe, le manche étant creusé en tube dans son centre, ce qu’ils font eux-mêmes au moyen d'une tringle de fer rougie au feu, Les entailles que l'on voit à la poignée correspondent à l'âge du propriétaire.
La figure 5 représente les souliers de neige ou raquettes, qui sont décrits dans tous les ouvr’ss sur le Canada.
Fig. 6. Bracelets en verroteries.
Fig. 7. Peigne avec lequel les femmes Follc—Avoines tissent les tissus de laine.
Fig. 8. Ceinture de chef iroquois.
l'ig, 9 et 10. Collier et idole en griffes de l'ours féroce.
Fig. 11 et 12. Flûtes,
Fig. 13. Natte de Folle-Avoines,
EXPLICATION DES PLANSHES