M A FIS A JUILLET
A Paris, durant ces premiers mois de son séjour, l'œuvre de Mozart apparaît toute imprégnée, à la fois, des souvenirs « instrumentaux » rapportés de Mannheim et de l'esprit nouveau des maîtres français.
L'expression devient plus précise, plus « parlante », et volontiers aussi plus pathétique. La phrase musicale se resserre et revêt une allure plus « moderne ». En un mot le jeune homme acquiert une foule de connaissances et d'aspirations nouvelles, dont quelquesunes, désormais, ne cesseront plus de se retrouver chez lui ; mais, avec tout cela, ses compositions de cette première période parisienne ont toujours quelque chose d'un peu étriqué et contraint, comme si Mozart se sentait mal à l'aise dans une atmosphère musicale trop différente de celle qui lui avait été familière jusque-là.