‹ W.-A. MozartChapitre 128 sur 153 · Ibid., 27 juillet · texte numérisé non relu

Ibid., 27 juillet

Douze Duos pour 2 cors de basset (K. 487).

Deux lieds avec accompagnement de piano, ou de basse : Wie unglùrklich et O heiliges Band; et un Air italien pour chant et piano : AU ! Spiegarùi (K. 147, 148 ot 178. Voir Appendice //).

DON JUAN ET LES GRANDES SYMPHONIES AorT 1786 — Mars 1789

Comme nous l'avons dit, Mozart n'a point tardé à se rendre compte de tout ce qu'avait de superficiel et d'indigne de lui sa brillante production mondaine de la période précédente. A partir du début de la présente période, en effet, nous le voyons tâcher de plus en plus à se ressaisir tout entier, aidé encore dans ce travail de relèvement artistique par le très rapide déclin de sa popularité parmi le monde musical viennois. De plus en plus le virtuose de 1785 cède la place, chez lui, à un puissant et profond créateur de beauté, ne se fatiguant pas de donner à son expression une portée plus haute, et plus de force, et de relief, et d'originalité poétique à la forme de son œuvre. Aussi bien son opéra de Don Juan et ses trois grandes symphonies de 1788 suffisent ils pour montrera quel niveau tout « beethovenien » Mozart s'est élevé durant cette période, la plus « romantique » de toute sa carrière avec celle de son dernier voyage d'Italie en 1773. Mais il convient encore d'ajouter que cette admirable montée esthétique a été précédée pendant quelques mois, entre août et décembre 1786, d une période de transition où Mozart, incontestablement, a subi l'influence d'un maître contemporain trop injustement dédaigné par lui quelques années auparavant, Muzio Clementi, — dont l'exemple lui a appris, entre autres choses, à composer des morceaux avec un seul sujet indéfiniment varié et modulé, pour ne point parler des progrès purement «pianistiques» que nous laissent voir, depuis lors, les trios, concertos, et sonates de Mozart.

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