‹ W.-A. MozartChapitre 137 sur 153 · ADDENDA · texte numérisé non relu

ADDENDA

Le texte de notre livre était déjà imprimé lorsque nous avons pu mettre la main sur deux petits documents qui, si nous les avions connus plus tôt, n'auraient pas manqué de nous servir, le premier pour confirmer notre hypothèse touchant l'éducation italienne de Schobert, le second pour compléter notre récit des premiers séjours de Mozart en France. Du moins nous a-t-il paru bon de reproduire ici ces deux documents, en priant le lecteur de vouloir bien les considérer comme se rattachant, l'un à la page 74, et l'autre à la page 162 du tome Ier.

Dansle journal musical rédigé et publié par lui à Leipzig, les Wochentliche Nachrickten, à la date du 28 octobre 1766, I'éminent compositeur et critique allemand, J. A. Hiller rend compte de la douzième série des sonates de clavecin éditées à Nuremberg par Haffner sous le titre d'OEuvres mêlées. L'une des sonates de cette série est de Schobert; et Hiller, à ce propos, écrit que le claveciniste du prince de Conti s'est fait connaître déjà par une quantité de morceaux divers a où règne beaucoup le goût italien ». N'est-ce point là une véritable réponse d'un contemporain de Schobert à la théorie, soigneusement discutée et réfutée par nous, suivant laquelle Schobert ne serait pas un imitateur du « goût italien », mais bien un élève et continuateur immédiat de l'école allemande de Mannheim?

D'autre part, un très savant ouvrage de M. Léon Vallas sur l'Histoire de la musique à Lyon, nous apprend qu'un journal lyonnais du temps a signalé le séjour à Lyon du petit Mozart. On lit, en effet, dans les Petites Affiches de Lyon, le 13 août 1766, que, au prochain Concert de l'Académie, entre un acte de Bury et un acte de Rameau, « M. J.-G. Wolfgang Mozart, enfant de neuf ans, compositeur et maître de musique, exécutera plusieurs pièces de clavessin seul ».

Enfin, à propos du concerto de violon en mi bémol attribué à Mozart, et dont nous avons parlé volume II, page 428, nous avons appris tout récemment que l'éditeur André affirmait avoir simplement reproduit une édition viennoise antérieure de ce concerto. Personne n'a aujourd'hui connaissance d'une telle édition : mais, si vraiment elle a existe c'est donc aux seuls héritiers de Mozart que revient la responsabilité de la demi-imposture.

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