SCENE m
ATHOL, LE MÉNESTREL
C'est donc vous , ami , qui veillez cette nuit près du prince?
ATHOL, un peu chancelant. ^
Hélas! oui... et je m'en dispenserais volontiers : voici la douzième nuit... J'ai plutôt besoin de dormir moimême que d'endormir les autres... Je me sens un peu... là...
LE MÉNESTREL , à part.
Si je pouvais profiter (^Haut.) Le prince vous
parle-t-il souvent ? '
ATHOL
Avons dire vrai, il ne fait pas grande attention à moi, soit dit sans me vanter.
C'est à vous que je dois l'iiospilalité. Si, par un léger service, je pouvais vous prou\cr ma reconnaissance... Je suis à peu près de votre taille... de votre tournure. aiitol:
Eh! oui , vou^ êtes bel homme... très-bel homme.., ma foi.
lE MÉNESTREr,.
Livrez-vous au repos dont vous avez besoin, je consens à rester à votre place.
ATHOL
J'en ai giande envie... mais j'ai peur de me compromettre... Si l'on s'apercevait...
lE MÉNESTREL.
Je prends tout sur moi, ne craignez rien... On ouvre; entrons dans cette galerie; et si vous vous décidez, vous m'indiquerez ce qu'il faut faire.
ATHOL
Oui, nous conviendrons.
Hâtons-nous! [I/s entrent dans la galerie.)