‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 2 sur 68 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BUTLER, ILLO, TEUSKI, LOWITZ, chefs

DE l'armée.

ILLO

0 lournieiU tle l'altriite , nflV(>uso incertitude! Quand pourrons-iinus , amis, libres d'inquiétude, Sur les destins du Prince rire enfin rnssurés ? Il'Linjiereur el sn cniir contre lui conjurés

Veulent-ils , dans son vol , enchaînant la victoire Sous les remparts d'Egra, le punir de sa gloire? Vous restez confondus!

BUTLER assis. ^

Dlo , n'en doutez pas :

On prétend lui ravir le fruit de cent combats. D'une cour qui le hait le ministre perfide, Questemterg , dévoilant le dessein cpii le guide , De Walslein , chaque jour , ose envahir les droits ; Au nom de l'Empereur, il lui dicte des lois. Ce n'était point ainsi qu'il s'offrit à sa vue Quand du brave Tilly la défaite imprévue Abandonna l'Autriche aux vagues en courroux Du torrent suédois déchaîné contre nous. Des mépiis de Walstein bravant l'ignominie Questemberg jusqu'aux cieux élevait son génie ; On vit des courtisans l'orgueil s'humilier , Et le front du ministre aux genoux du guerrier. Walstein cède j et la Cour, que sauva son courage , De soupçons renaissans le fatigue et l'oufrage.

TERSKI.

Méprisons de Walstein les lâches délateurs. La Bohème appartient à ses libérateurs.

Au prix de notre sang le Prince l'a conquise : C'est à lui d'achever cette grande entreprise. Que du bandeau royal son front soit décoré !

ILLO

Du peuple et des soldats le Prince est adoré :

Il serait déjà roi, s'il aspirait à l'être.

Et la Bohème en lui proclamerait son maître.

BUTLER

Pour moi, dût ma fureur s'exiler sans retour Sut les monis de l'Ecosse où j'ai reçu le jour,

Page 1