‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 28 sur 68 · LA PRINCESSE, WALSTEIN, TIIÉCL A, ALBERT · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE, WALSTEIN, TIIÉCL A, ALBERT

Les autres chefs et les soldats restent sur le second plan.

Enfin je vous revois , Elisabeth, ma fille! Objets doux et sacrés , noble et chère famille ! C'est bien vous! laissez-moi savourer mon bonheur! Laissez-moi, tour à tour, vous presser sur mon cœur.

THÉCLA

Mon père !

LA puinces.se.

Cher époux !

TIIÉCLA.

Après huit ans d'obsciurc; Oh! que ce jour (ardait à mon inipalience!

LA PRINCESSE

lleslnn.f unis.

THÉCLA

Avant son départ glorieus , De raon père chéri je reçus les adieux : Il daigna visiter la retraite profonde , Où s'écoulaient mes jours , loiu des regards du monde : J'étais bien jeune alors! mais de mon souvenir L'absence ni le temps ne purent le bannir ; Et dans le fond du cœur je conservais l'image , Qu'offre à mes yeux charmés son auguste visage.

Cette douce candeur empreinte sur ses traits. Relève encor sa grâce et ses jeunes attraits. Heureux) progrés de Fàge ! au milieu des alarmes , Que ton père ignorait de vertus et de charmes! Ainsi . lors(£u"épuisé de veilles , de travaux , Je courais, chaque jour, à des combats nouveaux, Tu croissais! Chaque année apportait avec elle, A ta beauté naissante une grâce nouvelle ! La nature prodigue , à l'ombre des autels , Décorait mon enfant de ses dons immortels !

A la Princesse.

Que vois-je , Elisabeth?' vous semblez inquiète? Llàineiiez-vous l'hjmen quemonamoiir projette? Parlez :

THÉCLA

Rassurez-vous : ma mère , avec ardeur , Adopte le projet conçu par votre cœur.

WALSTEIK.

Et toi, ma fille?

THÉCLA

Hèlas ! Albert , dès sa jeunesse , De tout ce qui m'est cher partagea la tendresse : On l'appelait mon frère ; et moi , sans m'alarmer,

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