‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 48 sur 68 · ALBERT, ILLO, KEUAUNN, WALSTEIN · texte numérisé non relu

ALBERT, ILLO, KEUAUNN, WALSTEIN

TERSKI, CHEFS DE l'armée, SOLDAT.SRKVOLTÉS.

Lnx ffènératix- sont placés à f^'auc'mflerrièrn /^al.ittnn. Las soldais occupent lu droilf et Ir fond du théalvc.

PREMIER SOLDAT

Au nom de tes soldats , je viens t'intcrroger, Walstein.

M'interrogcr!.. parle , je jjuis l'entendre. De mon rang, avec loi , je me plais à descendre. On l'appelle Ilisbeck j Cologne est Ion pays?

PREMlEr, SOLDAT.

Oui, Prince.

Dans Weimar. entouré d'ennemis , Tu perças , presque seul , leurs nombreuses cnhorles , lit Leipzig, en trois jour.s, te revit à ses portes?

PREMIER SOLDAT

Quoi! vous vous snnvene/ ?. .

A itn autre. Sans cloute... Approche-toi :

La Flandre t'a \u naître , et ton nom est Onfroy ? Tu servais sous Arnheim !.. lu pris une bannière?

SECOND SOLDAT

Non, Prince, tant d'honneur...

WALSTEIN , le regardant avec plus d'attention.

Il est vrai ; c'est ton frère.

D'où vient qu'à mes regards il ne s'est point offert?

SECOND SOLDAT

11 est au camp d'Olmutz.

WALSTEIN , à un troisième.

C'est toi , brave Norbert!

A'ingt hauts faits ont déjà fondé ta renommée j Et toujours les Français sont l'honneur de l'armée !

Il parcourt les rangs.

A^ alstein ne peut , sans crime, oublier vos exploits. Il suffit que vos noms le frappent une fois; Leur mémoire, en son cœur, n'est jamais effacée. Neuperg , Sj'lva, Mcntels, O'Donnell, Odyssée, Géraldin , Ferreira , je puis vous nommer tous , Vous m'êtes tous connus ! . . Eh bien ! que voulez-vous ?

PREMIER SOLDAT

Excuse notre audace et daigne te défendre , Prince : tu sais quel bruit on ose ici répandre ? L'armée psI-pHc ou non lo jouet d'une erreur, Gardes-tu tes sermens ? trahis-tu l'Empereur?

C'est lui qui me trahit ! c'est lui qui vous outrage ! Il veut, en m'accabiant , punir votre courage! Il l'nchaine mon bras pour vous mieux asservir! A ous fîtes ma grandeur, il veut me la ravir !

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