‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 50 sur 68 · ACTE IV . SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE IV . SCENE XI

■Je iriomphe!. Gallas brave seul ma colère... Je devrais rae venger ; mais Gallas est ton père ; Il était mon ami* ses torts sont oubliés. Ne songjeons plus qu'aux nœuds dont nous fûmes liés. Cours, Albert • dans mes bras qu'il vole sans alarmes.

ALBERT . .^P levant.

Walstein , pour vous combattre , il doit garder ses ar- WALSTEis. [mej.

Quel langage !

ALBEHT.

Mon père, hélas, semble aujourd'hui Travailler pour TEtat encor moins que pour lui : Sans doute , à vos désirs ouvertement contraire, 11 devait les combattre, en loyal adversaire, Du Irone, avec éclat , rallier les soutiens j Mais j'approuve le but, condamnant les moyens; Et l'honneur, qui m'attache à mon roi légitime. M'appelle dans ses rangs pour prévenir un crime.

Un crime!., vous osez?., ah ! jo ne pensais pas Qu'Albert fût si docile aux lerons de Gallas! Un crime!., Et vers ces lieux conduisant ma famille, "Vous savez quels dédain.s ont abreuvé ma fille! Vous le savez , ingrat !.. Oui , l'orgueil du guerrier A subir des mépris pouvait s'humilier; Mais qu'aprè.i tant d'affronts , une Cnur téméraire Du trait le plus cruel frappe le cœur du père! Le péie est implacable !... et vous trompez .sa foi ? Plus d'amitié, d'hymen !...

jilhi'rl, pênélrii de douU'iir, fait iiiieli/iici pan pour s'éloigner; ff-'ulslrtn If relient.

Tu iiars?... Uestc avec moi!

Tu ne peux me quitter! Séduit par leurs tendresses ,

66 WALSTEIK,

A d'avides amis j'ai livré mes richesses;

Quand la Cour m'abandonne ils ont fui lâchement,

Et c'est à mon bonheur <ju'ils avaient fait serment !

Mais toi , je t'ai chéri ! foi , depuis ta naissance ,

J'ai d'un lien d'amour entouré ton enfance !

Inquiet, attentif à tes premiers besoins ,

D'un père , alors absent , j'ai remplacé les soins !

Oubliant, près de toi, ma dignité suprême ,

Je l'ai donné mon cœur , ma vie , et tout moi-même !

Que dis-je? songes-tu que, dans ce même instant ,

Heureuse , aux murs d'Egra , ton épouse t'attend ?

Ma fille à ton amour n'est-elle donc plus chère ?

' ALBERT

Je m'attache à tes pas : 6 mon héros ! mon père ! Ou change de projets , ou perce-moi le sein.

Je ne puis.

ALBERT

Il le faut.

Jamais ! jamais !

ALBERT

Ne me repousse point.

Qu'exigez-vous encore?

ALBERT

La mort! la mort t'attend.

Erreur que je déplore .' Tout le camp m'est soumis.

Crains un retoyr vengeur Jamais de vieux soldats n'ont forfait ù l'honneur j

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