‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 58 sur 68 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BUTLER, La PRINCESSE

BUTLER

Oui , le nœud qui nous lie Ne se peut désormais rompre qu'avec la vie. Si Walstein, dans le camp, s'est soustrait à mes yeux, Fidèle à mon devoir je me rends en ces lieux.

LA pnl^CF..ssK. Digne ami , votre .aspect , di.ssipant nos alarmes , Nous venge de Gallas et vient sécher mes larmes.

BUTLER

11 ne m'appartient point de blâmer vos douleurs - Mais un ingrat ami méritc-l-il des pleurs? Se venger du perfide est un droit légitime ; El c'est avec du sang qu'il ('nul laver .son crime. LA l'niNCE.«SE.

Ak! dans notre détresse, y pouvons-nous songer?

BUTLER

Qui ne craint pas la mort peut toujours se venger. Si jamais un ami trompait ma confiance , Un trépas mérité punirait son offense.

LA PRINCESSE

Ehbien! vengez-nous donc !. . Mais dans ce jour d'effroi, Ma fille me réclame : adieu , pardonnez-moi : Butler , vous devinez les terreurs d'une mère ! Je veille sur ma fille... ali! veillez sur son père ! De nos fiers ennemis je ne crains plus les coups : Avec le seul Butler il peut les braver tous.

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