‹ Walstein; tragédie en cinq actesChapitre 7 sur 68 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ILLO, BUTLER, ALBERT, NEUMANN , TERSKI, LOWITZ, chefs de l'.\rmée.

BUTLER

Albert , je te revois !

ALBERT

Après (ifuir embrassé Butler, et serré successivement la main aux autres chefs.

Butler, Terski , c'est vous !

Souffrez . . .

BUTLER

Qu'avec transport dans mes bras je te presse !

ALBERT

Le Prince va goûter une plus douce ivresse : Il verra son épouse avant la fin du jour; Et pour l'en avertir j'ai hâté mon retour.

Bt'TLER.

Son épouse!., est-il vrai que , des remparts de Vienne, La soif de la vent^eance auprès de nous l'amène? On dit que l'Emperenr a, d'un public affront. Accueilli sa présence et fait rougir son front. La nouvelle du moins circule dans l'armée.

ALBERT, ù p'trt.

O ciel! (haut.) D'un soin plus doux sonamecstenflam- Mépriser. un vain bruit , d.ins le camp répété, [mée. Ne de In malveillance ou de l"oisivelé.

BUTLER

Cependant on ajoute...

ALBERT

Ah ! (juoi qu'on puisse dire , Et quoiqu'à Tofre zèle un tel récit in.spire , Songez quel est le Prince , et de quelle fureur Ce bruit faux ou réel embraserait son cœur. Qu'il l'ignore à jamais j que sa vive tendresse S'enivre du bonheur de revoir la princesse , Et sa jeune Thécla , l'orgueil de ses vieux ans , Dont un cloitre enfermait les charmes innocens.

TERSKI.

Eh quoi ! sa fille aussi?

ALBERT

Candeur, grâce touchante , Tout ce qui nous émeut , tout ce qui nous enchante , Ce front pur et charmant , surtout cette bonté , Qui sied à la jeunesse et pare la beauté , La fille de Walstein reçut tout en partage. Mais sur vos traits , amis , quel sinistre nuage ? Parlez.

BUTLER

L'ignores-tu? l'Empereur que tu sers Redoute nos succès autant que nos revers : Un envoyé nouveau contre Walstein conspire.

ALBERT

Quoi ! ses exploits toujours le feront-ils proscrire ? Pour arracher l'Empire aa joug de l'oppresseur,

11 fallait un guerrier comme lui possesseur D'un pouvoir absolu , sans borne , irrévocable , Ainsi qu'aux ennemis , aux flatteurs redoutable : Il fallait un guerrier qui sût , de toutes parts , Rallier de Tilly les bataillons épars ,

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