SCÈNE IV
Les Mêmes, HOWE. Il entr'ouvre la porte en entrant comme un homme qui cherche son chemin. Mathoré ; à sa vue, s'avance vers lui.
MATHORÉ.
Quel homme vient ici troubler ma solitude?
HOWE
Pardon î de ce pays je irai pas l'habitude, Et...
fil regarde Mathoré et le reconnaît.) Que vois-je ? grand chef des Anglais honoré, Est-ce toi, redoutable et sage Mathoré ?
MATHORÉ.
Moi-même... Eh mais !..
(11 le regarde pendant que Howe examine Xara,)
HOWE, à part.
Serait-ce?., en effet... elle est belle! MATHORÉ, à Howe, en cherchant.
Je te connais aussi.
HOWE
Ton allié fidèle, Howe, qui tant de fois, suivant au loin tes pas, Admira ta vigueur sur les champs du trépas !
MATHOHÉ.
C'est bien toi î laisse donc ma main presser la tienne !
HOWE
De grand cœur, Mathoré !
MATHORÉ, lui tendant la main.
Donne !
HOWE
Voici la mienne !
(Ils se serrent la main. ) Puissent nos nations s'unir toujours ainsi !
MATHORÉ.
Que leur soleil jamais ne s'éteigne obscurci !
HOWE, regardant Xara.
Tombe l'Américain sous ma haine immortelle !
MATHORÉ.
Périsse Washington !
HOWE, même jeu.
Mort à George !
(Mouvement de terreur de Xara.) HOWE, à part.
C'est elle !