‹ Washington, drame historiqueChapitre 96 sur 133 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Vous cherchiez parmi nous quand vous êtes venu. Parlez donc !

ANDRÉ

Est-ce à moi de le faire connaître?

Est-ce qu'en votre armée on compte plus d'un traître ? Si l'un d'eux a forfait à ses devoirs sacrés, Cherchez-le, général, et vous le trouverez!

En protégeant ses jours, crois-tu sauver ta tète ?

ANDRÉ

Nom je prévois mon sort! Mais un serment m'arrête ! Je mourrai, rendant grâce à Dieu dont les desseins Ont brisé le poignard aux mains des assassins ! Quand le péril n'est plus, qu'importe qu'on soupçonne ? Un soldat sait mourir sans dénoncer personne. Mais ce qui vient briser mon âme et la flétrir, C'est le genre de mort dont il me faut périr ' Un gibet ! Voilà donc ma hideuse agonie ! Mais vous m'affranchirez de cette ignominie ! Par respect pour qui meurt en conservant sa foi. De cet horrible mort, sauvez-moi ! sauvez-moi !

Qu'osez-vous demander? instrument misérable. Rien, même en votre mort, ne doit être honorable ! Non ! non ! pour l'Angleterre, éternel souvenir, C'est au haut d'un gibet que vous devez finir ! A vous la honte ! à vous la justice éclatante ! La hideuse agonie et la foule insultante!

Le traître à son destin ne fait jamais défaut; Espion des Anglais, montez à Péchafaud !

A1NDRÉ, prêt à nommer Arnold.

Ah ! plutôt, violant le serment qui m'enchaîne! ...

Tendant les derniers mots de Washington, on a vu Xara arriver du fond, les bras croisés sur la poitrine et pleine de colère.)

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