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CHAPITRE XVIll

A la pointe du jour Durward sru'lit de sa cellule, réveilla les palefreniers endormis, et surveilla les préparatifs du départ avec plus de soin encore que de coutume. Il inspecta les sangles, les brides, les harnais et les fors des rlieviiiix, afm de prévenir ces accidents qui, quoique fort légers eu eux-uicmes, retardent les voyageurs. 11 veilla aussi à ce que les chevaux reçussent leur provende, afin d'être sur qu'ils seraient en éiat ûr résister à la fatigue de la journée, ou de fuir avec vitesse si cela devenait nécessaire. Retournant ensuite dans .■;a chambre, il endossa son armure, l'alfermit avec un soir, tout particulier, et ceignit son épée comme un homme qui s'apprête à faire face au danger et à sacrifier sa vie, s'il le faut. Cellr resolution généreuse lui donna un air de dignité que les dames de Croye n';ivaiejit pas encore remarqué en lui, quoiqu'elles vissent avec un vif plaisir la grâce naïve qui régnait dans ses actions, dans ses discours, ainsi que l'heureux mélange de finesse naturelle et de simplicité qu'il devait à une éducation reçue en partie dans le cloître, en partii; au sein d'une nature presque sauvage. Il leur fit observer qu'il serait nécessaire de se mettre en route ce jour-là plus tôt qu'à l'ordinaire; et, conformément à cet avis, on quitta le couvent immédiatement après le repas du matin et après que les pèlerines eurent fait à l'autel une donation plus convenable à leur rang qu'à leur apparence. Cette libéralité n'excita pourtant aucun soupçon , car on les prenait pour des Anglaises; et, à cette époque aussi bien que de nos jours, les habitants de la Grande-Bretagne avaient la réputation de posséder d'immenses richesses. Le prieur leur donna sa bénédiction et fil part à Quentin de la joie qu'il ressentait de l'absence de son guide païen : — Car, dit-il, mieux vaut trébucher en chemin que de marcher appuyé sur le bras d'un larron.

Quentin n'était pas tout-à-lait de cette opinion : quoiqu'il vît dans le Bohémien un homme dangereux, il croyait pouvoir se servir de lui et en même temps renverser ses projets criminels, maintenant dévoilé-s. Mais son anxiété à ce sujet ne fut pas Je longue durée, car la petite cavalcade était à peine à cent toises du monastère et du village, que le Maugrabin la rejoignit, monté comme de coutume sur son petit cheval vif et léger. La route passait le long du même ruisseau où Quentin l'avait surpris la nuit précédente dans un mystérieux entretien, et Hayraddin ne faisait que de rejoindre la caravane lorsqu'elle passa sous le saule qui avait permis à Durward d'être un auditeur inaperçu de la conversation avec le lansquenet. Ces souvenirs le portèrent à entrer brusquement en matière. — Où as-tu trouvé un gite la n\iit dernière, profane scélérat? — Votre »agesse peut l'imaginer en regardant ma souquenille, répondit Hayraddin indiquant du doigt son habit couvert de brins d'herbes.— Une meule de foin est un lit très convenable à un astrologue, et bien meilleur qu il ne faut pour un païen qui tourne en dérision notre sai.nle religimi ainsi que ses ministres. — Ce lit a cependant été plus agréable à mon Klepper qu'à moi, répliqua Hayraddin en caressant de la main le cou de son cheval ; car il avait en même temps gîte et nourriture. Ces vieux fous de tondus l'ont mis à la porte de leur maison, comme si le cheval d'un homme sage eijt pu infecter de son esprit ou r^u sa sagacité toute une congrégation d'ânes. Par bonheur, Klepper connaît mon sifflet et suit ma trace comme un limier; car nous ne nous serions jamais rencontrés, et vous auriez pu chercher longtemps un autre guide. — Je t'ai recommandé plus d'une fois de mettre un frein à la licence de tes discours quand tu te trouves dans la compagnie de gens respectables, ce qui, je pense, ne l'était guère arrivé jusqu'à ce jour; et ji;4'assure que si je te croyais guide infidi:!!- aussi liii-u que je le connais comme blasphémateur et indignejiendard , mon épée écossaise ferait bientôt conn?.issance avec toij cœur païen, quoiqu'une telle action soit presque aussi ignoble que celle de Jucr un pourceau. — Le sanglier est proche pai;cn; du pourceau, reprit le Bohcmien sans être iniimidé du regard de Quentin et sans changer en la moindre chose l'indiflércnte causticité qu'il affectait dans ses paroles. Et pourtant, ajouta-t-il, beaucoup de gens trouvent gloire, plaisir et profit à tuer le .sanglier.

Surpris de l'effronterie de cet homme et craignant qu'il ne connût trop bien sa rrnpre histoire et de ses propres .>entimenls, Quentin rompit une conversation dans laquelle leMaugrabin aurait eu tout l'avantage : il alla reprendre son poste accoutumé auprès des dames. Comme nous l'avons déjà remarqué, il commençait à s'établir entre les Tovageurs un certain degré de familiarité. La comles.sc ll.iirtelitie, bien a.ssurée de la noble naissance de leur protecteur, le traitait en égal et en favori; et quoiqu'Isabelle fût moins démonstrative dans SCS manières, Queuiin, malgré la réserve timide et la modestie qui le distinguaient, ne pouvait croire que sa compagnie et .sa conversation fussent indifférentes à celle jeune dame. Rien n'anime la gieté de la jeunesse comme la persuasion qu'elle est vue de bon œil, aussi Quentin, pendant la première partie de son voyage, avait- Il pris plaisir à amuser la belle et jeune comlisse, lanlAl par une conversation enjouée, tanlAt par des ballades et des histoires de son ptyg natal; il cliantait les premières dans sa langue maternelle, et

il s'évertuait à raconter les secondes dans son mauvais français, ce

qui occasionnait une foule de petites niépriseS et de petits contresens plus divertissants encore que le récit même. Mais ce raatin-là,, en proie à l'inquiétude, il marchait à côté des dames de Croye sans penser aucunement à les amuser; et elles ne purent s'empêcher de remarquer ce silence extraordinaire.

— Notre jeune chevalier a vu un loup, dit la comtesse Hameline, faisant allusion à une ancienne superstition; et cette rencontre lui a fait perdre la langue. — Dire que j'ai dépisté un renard serait plus

juste, pensa Quentin, mais il né fit cette réponse qu'intérieurement. — Vous sentez-vous indisposé, messire Quentin; dit la comtesse Isabelle d'un ton d'intérêt qui la fit rougir, pa'ïce que peut-être culte demande était trop familière eu égard à la distance qui les séparait. — 11 a passé la nuit à boire avec les joyeux moines, reprit la comtesse Hameline : les Ecossais sont-ils donc' semblables aux Allemands, qui, épuisant toute leur gaieté avec le vin du Rhin, apportent à la danse, le soir, des pas chancelants, et, le lendemain matin , une tète pesante dans le boudoir des dames. — En vérité, aimables dames, je ne mérite pas vos reproches; les bons moines sont restés presque toute la nuit en prières ; et quant à moi, je n'ai bu qu'un verre de leur vin ordinaire et le plus léger. — C'est peutêtre la mauvaise chère qui le prive de sa bonne humeur, ajouta la comtesse Isabelle. Soit, messire Quentin , si jamais nous allons ensemble dans mon ancien château de Braquemont, je m.e ferai votre échanson ; et comptez que je remplirai votre coupe d'un excellent vin , d'un vin meilleur qu'aucun de ceux qu'ont jamais donnés les vignes d'Hocheim ou de Johaniiisberg. — Un verre d'eau de votre main , noble dame... répondit Quentin ; mais il n'en put dire davantage , car sa voix éiait treniblanlc. Isabelle poursuivit comme si elle n'avait point remarqué l'accent de tendresse avec lequel il avait prononcé le mot votre. — Ce vin fut placé dans les caves immenses de Braqiiemont par les soins de mon bisaïeul le rhingrave Godfrey. — Qui obtint la main de la bisaïeule d'Isabelle, interrompit la comte.sse Hameline, pour s'être montré le pl;is vaillant au grand tournoi de Strasbourg, tournoi dans lequel dix chevaliers perdirent la vie. Mais ces beaux jours sont loin de nous : personne aujourd'hui ne pense à chercher le danger pour l'honneur ou la défense de la beauté.

Ces paroles furent prononcées du ton que prend une belle dame moderne dont les charmes approchent de leur déclin , quand elle censure le peu de politesse des temps où nous vivons. Quentin prit sur lui de répondre qu'il restait encore quelque chose de cet esprit de chevalerie, et qu'on le verrait encore briller, du moins dans le cœur des gentilshommes écossais. — Entendez-vous? Il voudrait nous faire croire que son pays froid et inculte conserve seul ce noble feu qui s'est éteint en France 1 1 en Germanie ' Le pauvre jeune homme ressemble à un montagnard suisse, pour lequel rien ne se peut com|)arer à sa terre natale. Il nous dira'bientôt merveilles du vin et des olives d'Ecosse. — Non , madame : pour le vin et l'huile de nos montagnes, je dirai seulement que nos épées peuvent forcer d'opulents voisins à nous livrer comme tribut ces riches [iroductions. Mais, quant à la fidélité inviolable et à l'honneur parfait des Ecossais, je suis en ce moment dans la nécessité de vous prouver combien vous devez vous y fier, quoique le faible individu qiii vient vous offrir cette preuve ne puisse vous donner d'aifire gage de votre sûreté. — Vous parlez mysiérieusemi^nt, dit la comtesse Hameline; vous avez donc appris qu'un danger nous menace?— Depuis une heure jiî l'ai lu dans ses yeux, s'écria Isabelle en joignant les mains. Sainte Vierge, que deviendrons-nous? — Cela dépend de votre volonté, du moins je l'espère, répondit Durward; mais

I jc'suis forci' de vous demander, nobles dames, si vous voulez vous fier à moi?— Niius fier à vous! répondit la comtesse Hameline; assurément! Miis p(uirquoi cette question? et jusqu'où voulez-vous que notre confiance s'étende? — Pour ma part, repiit Isabelle, je vous la donne sans restriction ni condition. Si vous pouviez nous trahir, Quentin, je penserais que la bonne foi, abandonnant la terre, n'existe plu^ue dans le ciel. —Noble dame, répliq^ua Durward avec une vivlTsatisfaction, vous me rendez justice. J'ai le projet d changer de route, et d'aller directement à Liège en côtoyant la rive gauche de la Meuse, au lieu de la Iraverser à Nainiir. Ceci est contraire aux ordres que m'a donnés le roi Louis, et aux instructions qu'a reçues no|rc guide; mais j'ai appris dans le couvent où nous avons passé la dernier' nuit que des maraudeurs infestaient la rive droite de la Meuse, et que le duc de Itourgogne a mis des troupes à leur poursuite. Ces deux circonslanrcs m'aiarinent pour votre sûreté. Me pernietlez*-vous de fairi' changer votre itinéraire? — J'y consens de, tout mon cœur, répondit la jeune comtesse. — Ma nièce, ajouta l'autre, je pense comme vous que ce jeune homme nous est dé''oué; mais croyez-vous que nous puissions .sans danger contrevenir aux instructions du roi Louis, et changer l'itinéraire qu'il nous a si positiveiTient prescrit? — Eh! pourquoi aurion.s-noiis égard à ces instructions? Grâce au ciel . je ne suis pas sa sujette. Je me suis mise .sous sa protection , cl il abu.se de la confiance que j'avais eue I n lui. Je ne voudrais pas faire injure à ce jeune homme en hésitant un seul moment entre sa parole et les injuiiclions de ce dei>

LES VEILLÉES LITTÉRAIRES ILLUSTRÉES

pote égoïste et trompeur. — Le ciel vous récompense pour les paroles que vous venez lie prononcer, s'écria Quentin avec joie; et si je ne justifie pas la confiance qu'elles annoncent cire écarielé dans ce monde par des chevaux sauvages , et con lamné dans l'autre à des tourments éternels, serait une peine trop douce pour un tel crime.

Ha^riddin Mau»rabin.

A ces mots, il piqua son cheval et rejoignit le Bohémien. Cet homme semblait d'un caractère singulièrement pi-^sif, sinon oublieux. Injures ou menaces^ il semblait ne girier ancin souvenir; et il répondit aux paroles^ue D.irwtrd lui adressa piur entamer la conversation, du même ton que s'il ne se fût rien passé de désa- "-éable entre eux dans le cours de la matinée. — Le chien .pensa TEcossais, n'aboie pas en ce moment, parce qu'il a l'intention de régler ses comptes avec moi d'un seul coup en me sautant à la gorge; mais nous reconnaiirons s'il n'est pas possib'e Je haitie un traitt% avec ses propres armes... Eh bien! honnête Hjyraddin, nous voyageons ensemble depuis dix jours, et vous ne m'avez pas encore donné aucun échantillon de votre art; cependant vous êtes si ardent à le mettre en pratique, que vous étalez vos connaissances dans chaque couvent où nous nous arrêtons, au risque de n'avoir d'autre logement pour la aùit qu'une meule de foin.*— Vous ne mejjgivez jamais demandé, répondit le B ihémien. Vous êtes comme le commun des hommes, vous vous contentez détourner ces mystères en ridicule , par cela seul que vous ne pouvez les comprendre. — Donnez -moi donc une preuve de votre savoir. Et sur ces mots, Qjeutin , ôtant son gantelet, lui présenta sa main. •

Hayraddin examina fort attentivement les lignes qui la traversaient en tous sens, ainsi que les petites protuberances qui se trouvent à la naissance des doigts, et auxquelles, à celte épo |ue, on attribuait av-c les habitudes et la destinée des indivilus les mênoes rapports qu'aujourd'hui l'on va chercher dans les organes du cerveau. — Voici une main qui parle de travaux souffi-rts et de périls encourus. J'y lis qu'elle a fait de bonne heure connaissance avec la poignée de l'épée; et cependant il s'y trouve aussi quelque signe indiquant qu'elle n'a pas toujours été étrangère aux agrafes du Missel. Ce qui est de ma vie passée , vous avez pu l'apprendre ailleurs; dites-moi quelque chose de l'avenir. — Cette 1 gne qui part du m'ont de Vénus, et qui, n'étant point interrompue brusquement, soit et accompagne la ligne de vie, annonce clairement qu'un mariage vuus procurera une foi tu ne immense, et qu'un amour heu-

reux vous élèvera au rang des puissants et des riches. — Vous en annoncez autant à quiconque vous interroge ; c'est là un des secrets de votre art. — Cequejev.ius prédis est certain, aussi certain qu'avant peu vous serez exposé à un grand péril ; c'est ce que prouve cette ligne transparente , couleur de sang , qui coupe transversalement la ligne de vie : elle annonce un coup d'épée ou quelque autre violence à laquelle vous serez soustrait par l'attachement d'un ami dévoué. — Par le tien, veux-tu dire?s'écria Quentin indigné que le chiromancien essayât ainsi d'abuser de sa crédulité , et de se faire une réputation en lui prédisant les conséquences de sa propre trahison.

— .Mon art ne m'apprend rien de ce qui a rapport à moi, répondit le Zingaro. — Les sorciers de mon pays possèdent donc une science supérieure à votre savoir tant vanté ; car elle leur révèle les dangers dont ils sont menaces. Je n'ai pas quille mes montagnes sans avoir reçu quelque chose du don de seconde vue, et je t'en fournirai la preuve, en échange de ton échantillon de chiromancie. Hayraddin, le danger qui me menace estsurla rive droite de la Meuse; je l'éviterai en suivant la rive gauche pour me rendre à Liège.

Le guide entendit ces paroles avec une apathie que, dans les circonstances oil il se trouvait , Quentin ne pouvait comprendre. — Si vous accomplissez votre dessein , répliqua-t-il , le danger passera de votre tèle sur la mienne.

— Mais vous m'assuriez, il n'y a qu'un instant , que vous n'allez pas jusqu'à prévoir votre propre destin. — Pas de la manière dont j'ai deviné ce qui vous regarde; mais quiconque connaît un peu Louis de Valois, peut prédire qu'il fera pendre votre guide s'il vous plaît de ne pas suivre la route tracée par lui-même. — .•Vtteindre en sûreté le but de notre voyage, et le terminer heureusement, ce sera une excuse suffisante pour nous être écartés de la route prescrite.

— Certainement, si vous êtes assuré que le roi n'ait pas un autre but.

— Et quel but pourrait-il avoir? Qui vous porta à croire q^i'il a des intentions ditl'érentes de celles qu'il m'a fail connaître? — Ceux qui connaissent un peu le roi très chrétien , savent que le projet qui l'occupe le plus est toujours celui dont il se girde de parler. Quand votre gracieux roi Louis envoie douze ambassadeurs , je consens à livrer mon cou à la corde un an plus tôt qu'il ne doit y être attaché,

Le bohémien chassé du couvent.

.si dans le nombre il s'en trouve un seul pourlequel il n'ait laissé au •fonçi deJ'encrier quelq le chose de plus que ce qui est écrit dans ses lettres de créance. — Je n'attache aucune importa n ce à ces extravagants soupçons. Mon divoirclairet pisitifest de conduire ces dames en sùretéàLiége. Je pense.queje lerempiirai mieux , ce devoir, en ne m'écarlant point de la roule prescrite, et c'est pojrq uoi je continuerai de suivre la rive gauche de la Meuse. D'ailleurs c'est la plus directe; en traversant la rivière, nous allongerions notre chemin, et nous augmenterions nos fatigues sans aucune utilité. Pourquoi donc ne prendrions-nous pas la g luche? - Unique nenl pa ree que d'ordinaire les pèlerins, comme ils s'appellent, qui se rendent à Cologne, ne suivent pas la Meuse jusqu'à Liège ; or la route que vous vous proposez de faire suivre à ces dîmes donnera lieu de croi re qu'i-l'es ne sont pas des pèlerines, comme elles feignent de leire .—Si l'on nous fait

la Marck, les écorcheurs et les aVLe.Ls p?i! '''"' ^"'"^"""^ de cuse suffisante. -Comme il volnl",râ mnn. "T 'f'^ ""' '^^prêt à vous guider par la rive ^am i,p 'J h "^ ' ="''=l'e'-; je suis droite. Vous vous excuserez aunn^^ ni v.'" ^'î^" ''"'^ I'^'' '* ^'^e aviserez. ^'-userez auprcs de voire niaure selon que vous

à£nJJr<,e";;Pîi:'S,S;^ ?:-'-)-!'« «ayraddln consentait

ses secours comme <.uide' ,^ Vr^l *'i'"''. '^ '' ^'^'' ^''"''"' ^e déjouée, cet homme ' '^"' ^"'&"^" '1" -^n voyant sa trahison

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ne se portât à quelque extrémité. D'ailleurs Je congédier aurait été le sûr moyen de tomber entre les mains de Guillaume de la Marck, au lieu que , restant avec eux, '•' serait toujours poss,,„c de Je surveiller de manière à lui ôter toute communication avec des étrangers. Abandonnant donc le premier projet de route ilssuivirenllarivegau- ÇJie de la .Meuse; et leur marche rapide eut "1 si heureux succès, que le lendemain iB arrivèrent de trè, bonne heure à leui destination. Leprinceevèque, à cause de sa santé, ainsi qu'il l'alléguait, mais p'ulùt peut-être pour évitpr dêtre surpris par la population nombreuse et turbulente de la ville, avait établi sa demeure dans gnifiqu

Vo- ^^^ -- ..Taleau, il^erçurent le prélat

qui revenait proces-

sionnellement de la

ville voisine, où il avait

été célébrer poiitifica-

lement lagrand'messe.

Il était suivi d'un nombreux cortège de fonc-

tioniiuircs, civils et

militaires, et, comme

du le vieux trouvère, «précéléde maint por-

le-croix et .suivi de maint porte-lance. »

Le cortège présentait un bel aspect en «ôtoyanl les bords verdoyar.ls de la Meuss <}ui déployait au loin ses eaux mnje.stueuses; lout-à coup il (il un détour sur la droite et

scïtSZS,rb.^5;S^«nl?:'^"'hiq-delad.m.,reépi.

virent que tout annonçait i,;^dêhors la '' '''';' ''''^'n''" «''^il""", ils «çnait au dedans, étr, n-e co.Hra'^^n f !'" " ' '"q"H''iKlc qui naicntd'ètrelémoins.L"e1or.e rdeT';'//' f'^'.'"P« dont ils H ^...bâtiment et dans q"elque7posT„7±. r '."f."'' P'^"" «"'"">•

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