‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 123 sur 571 · DISCOURS AU BANQUET BLAKE · texte numérisé non relu

DISCOURS AU BANQUET BLAKE

toutes nos actions, nous ne sommes pas dignes d'être un peuple libre.

Le parti libéral n’a rien à offrir à ceux qui marchent dans ses raugs. Nous sominez dans la minorité; nous n'avons pas de faveurs, d’honneurs, de places lucratives ou de titres sonores à disuwibuer. Nous avons l'ambition Jlésitime de triompber, et de voi Mr. Blake à la tête de ce pays mais si nous l’espérons, ce n’est pas pour le profit individuel que chacun de nous pourrait en retirer, c'est pour Je bien du pays tout entier.

Je n’affecte pas d’êtie indifférent à la possession du pouvoir. Duns notre système de gouvernement, la possessiou du pouvoir. et les avantages qu'elle coimporte, -soni Ja récompense légitime de ceux qui t iomphent, mais pour nous, le triomphe nest que le bu: secondaire ; le but primordial c’est de combattre pour ce que nous croyons vrai et juste, quels que doivent être les resultais de nos efforis.

On se rappelle avec émotion l'héroïsme de ceux qu son morts sur les champs de bataille s'mplement pour l'honneur de leur pays. On se rappelle avec émotion cette devoicre charge executée à Reïischoffen, par les cuhassiers de MeMahon, marchant à une mort certaine ec poutant inutile. mais c'était ua de nie: sacrifice à la fortune de lu France. Eh quoi! si le soldat donne sa vie pour son pays. est-cetropexirer du citoyen qu'il sacrifie quelques avantages matériels pour rester fidèle à ce qu'il eroit être la cause de son pays ?

Quant à nous, encore une fois nos chefs n’ont rien à nous ofirir individuellement, et nous n’en attendons rien. Nos adversaires peavent l'ignorer, mais nous savous ce que vaut le noble orgueil d'êt"e honorable à ses propres yeux: nous savonsce ave vaut le fier plaisir de ne rien devoir qu à soi-même, de ne rien attendre que de soi-même, d’être patriote de fait comme de nom.

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