DES RÉCLAMATIONS DE DEUX SORTES
ils demandaient que leurs droits au 801 fussent reconnus d’une manière quelconque, et ces droits ont été reconnus. Ils demandaient aussi de n’être pas troublés sur leurs propriétés, et cette demande leur a aussi été acmrdée. Aussitôt que le gouvernement canadien a voulu exercer son autorité sur la Saskatchewan, les Métis de cette région ont fait absolument les mêmes réclamations. Au début, ils ne demandaient aue la reconnaissance de leurs droits au sol et à l'extinction du titre des sauvages, et qu’il leur fût permis de continuer à jouir sans inquiétu”'e des propriétés qu'ils détenaient. Sur le premier point, je ne sache pas, bien que l’honorable monsieur ait dit le contraire hier, que les Métis de la rivière Saskatchewan aient jamais
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formulé de demandes de terres avant l’année 1878,
ant des vu les derniers jours de 1879. L’honorable ministre a rmé les dit que des demandes avaient été adressées au gouverrce qu'il nement de mon honorable ami de York-Est (M. Macrce qu'il kenzie). Je pense que quelques demandes venant du dans le district de Qu’'Appelle ont été faites avant 1878, mais e ainsi; sacune demande, que je sache, venant des bords de ent sur la Saskatchewan, n’est arrivée au gouvernement avant uverne- 1878 ; et la raison en est bien claire. La contrée venait -ci que justement d’être ouverte à la colonisation ; le gouverbles sur nement n'avait essayé Ê établir son autorité que n en est depuis trois ans ; M. Laird. qui en fut le premier lieuait pas tenant-gouverneur, fut nommé en 1876, et il n’arriva vrivière | à Battlefor, qu’en 1877 ; de fait, il dût faire un voyage orité au de nlusieurs mois pour se rendre au siège du gouver- ( à popu- nement à Battleford. En 1877, une pétition fut formu- ‘à Ne a lée par les Mis, se lisant comme suit :
sé, Maïs a voulut Vos requérants désirent représenter humblement que c'était à iurs droits à la participation à l'émission des scrips en faveur rée aux des Métis et des anciens colons sont aussi valides et obligaï Q & ?
e région toires que eux des Métis et des anciens colons du Manitoba
et ils espèrent qu’on rcspectera ces droits avec autant de scru -
mêmes pules qu’on les a respectés dans cette province, et, dans le but ze. J'ai d'arriver à la répartition exacte de tels droits, vos requérants aient demandent humblement qu'il soit fait le plus tôt qu'on pouira convenablement le faire un recensement des dits Métis et anciens colons en vue de répartir entre tous ceux qui n’ont a déjà été compris dans le recensement du Manitoba, et de + recon- eur assurer ainsi, leur part légitime de terrains et de scrips. ne Alors, dans le cours de février, une députation d'A venue de Saint-Laurent eut une entrevue avec M. nait Laird à propos de cette affaire et lui présenta une “an 18 pétition comportant en substance la même demande. M Cette pétition était adressée, non pas au gouvernement fr d Ottawa, mais au lieutenant-gouverneur lui-même. todo Il la référa à son conseil ; le conseil ne siéga pas avant de cts le mois d’août suivant ; et dans ce mois-là, le conseil ils dte- adopta la résolution qui a été citée plusieurs fois hier as, bien et par laquelle les réclamations des Métis pour ieur re hier,
jamais
part dans les terres étaient recommandées favorable. ment à Ottawa.
Qu'en présence du fait que des octrois de terrains et des émissions de ares avaient été déjà faits aux Métis du Mani. toba en vue de l'extinction du titre sauvage aux terres de cette province, il y aura sans aucun doute un mécontentement général parmi les Métis des dits territoires, s’ils ne reçoivent pas la même considération.
Alors M. Laird alla visiter l’établissement du Lac aux Canards, au mois de septembre suivant. Il eut une entrevue avec une députation de la culonie de Saint-Laurent qui lui demanda ce qui était advenu de leur pétition, et quel accueil elle avait reçu du gouvernemens. M. Laird expliqua que, le Conseil n'ayant siégé qu’au mois d’août, le gouvernement n'avait pas encore eu le temps de prendre leur requête en considération. Les délégués