‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 20 sur 571 · UNE IMMIGRATION INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

UNE IMMIGRATION INDUSTRIELLE

Je n’entends pas parler des simples ouvriers, mais des maîtres-ouvriers et des petits bourgeois qui peuplent toutes les villes d'Europe. La raison qui les décidera à venir ici placer leur travail et leurs capitaux, c'est que nous pouvons produire à 25 pour cent meilleur

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marché que sur n ‘importe quelle partie du continent américain; ce qu’il nous faut, ce sont les maîtres-mineurs du pays de Galles et du nord de l'Angleterre, les mécaniciens de l'Alsace, les tisserands flamands, les ouvriers allemands de toutes sortes.

Une telle immigration, il me semble, donnerait à notre industrie une impulsion extraordinaire.

Outre cette question qui est d'ordre purement économique, il y a des réformes d’ordre politique que nous espérions voir annoncées dans le discours du Trône. Au nombre de ces réformes, il y en a deux que l'opinion réclame impérieusement depuis longtemps, sur la loi des élections et sur l'éducation.

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