‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 22 sur 571 · DE L'ÉDUCATION · texte numérisé non relu

DE L'ÉDUCATION

Sur ce point nous avons depuis longtemps attendu et nous attendons encore l’action du premier ministre. Lorsque l'honorable premier ministre a pris les rênes du pouvoir en 1867, il y avait déjà douze ans qu'il était surintendant de l'éducation et il arrivait d'un voyage d'Europe entrepris dans le but exprès

d'étudier sur place les différents sy stèmes d'éducation lu eux continent. Nous espérions qu’à son retour il ferait passer dans la législation les observations et les connaissances, fruits de son expérience et de ses recherches. Cependant depuis quatre ans, comme sœur Anne du haut de la tour, nous regardons, mais nous ne voyons rien venir.

J'ai entendu dire ailleurs : A quoi bon ces réfornes ? Fa richesse publique en sera-t-elle augmentée ? La prospérité du pays en sera-t-elle le moindrement accrue ? Monsieur, dans un état libre, tout se lie et tout s’enchaîne ; la législation, le commerce, l’industrie, ics arts, les sciences, les lettres sont les membres a’ur menie corps, le corps social. Quand l’un des membres souffre, turt ie corps s’en ressent ; quand il y a un abus quelque part, tout le corps social en est plus ou moins par: uvsé ; ‘uand il y a quelque part quelque chose à faire qui n’est pas fait, l’ordre normal en est troublé.

Cest parce que l'Angleterre a bien compris ce principe qu’elle est devenue si grande. Jamais chez elle aucune question n’a langui. Aussitôt qu'un abus était signalé, une réforme demandée, immédiatement le gouvernement qui était au pouvoir, quel qu’il fût, whig où tory, prenait la chose en main ; il prenait l'initiative de Ja question, et elle n’était abandonnée que lorsque l'abus avait été détruit et la réforme accomplie.

Nous au contraire, nous ne savons que flatter

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