DU SANG ! DU SANG |! ENCORE DU SANG
des prisons ! des échafauds ! des veuves ! des orphelins ! des destitutions ! des ruines ! voilà ce qui souille l’histoire de l’administration des affaires du Nord- Ouest par le gouvernement d'aujourd'hui.
Monsieur l’Orateur, il pourrait y avoir quelque chose à dire, comme l'honorable député peut le concevoir, sur l'administration de l'honorable député d'East- York (Mr. Mackenzie) dans les affaires du Nord-Ouest, mais ce n’est pas le temps d’en parler et Poccasion s’en présentera plus tard. Laissez-moi cependant dire une chose à l’honorable député. Si le gouvernement de M. Mackenzie est répréhensible pour la manière dont il a administré les affaires du Nord- Ouest, s’il a manqué à ses devoirs, combien plus lourdement doit peser le blâme sur l’administration actuelle, qui n’a encore rien fait de ce qui aurait dû être fait par ses prédécesseurs ?
Mais j'oubliais: l'honorable député n’a rien à dire, ou au moins très peu de chose, contre ceux qui
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gouvernent le pays maintenant. Il est possible qu’ils n'ont pas montré beaucoup de diligence dans laccomplissement de leurs devoirs, mais ils ont montré beaucoup de bonne volonté, c’est ce que prétend du moins l'honorable député.
Citons ses paroles :
En 1880 Sir John Macdonald profita de ln première ocrasion qu'il put avoir pour présenter un projet de loi. Ce fut luimême, le chef du parti conservateur, qui prit l'initiative d’une mesure pour étendre les privilèges et les droits des Métis dans le territoire du Nord-Ouest en suivant l'exemple donné par la province du Manitoba, qui avait accordé, en vertu d’une loi, les privilèges et des droits semblables aux Métis de cette province.
Cela est exact, excepté quant à la date ; c’est 1879 au lieu de 1880, Sir John Macdonald, comme il Pa dit, présenta un projet de loi pour donner aux Métis du Nord-Ouest les mêmes privilèges que ceux dont jouissaient les Métis du Manitoba.
Cette loi, dont j'ai le texte devant moi, se lit comme suit :
Que les pouvoirs suivants soient par le présent délégués au gouverneur en conseil pour faire droit à toutes réclamations existant en rapport avec l'extinction des titres des Sauvages, et formulées par les Métis résidant dans les Territoires du Nord-Ouest, en dehors des limites du Manitoba antérieurement au 15e jour de juillet 1870, en octroyant des titres à telles personnes dans telle mesure et à tels termes et conditions qu’il pourra être de temps à autre jugé à propos.
Les dispositions de ce statut furent rénétées dans la loi de 1883,
Mais avant d'aller plus loin, il peut être important de définir tout de suite quels étaient les privilèges et les droits qui furent accordés aux Métis du Manitoba.
Par l'acte de 1870 on décréta ce qui suit :
Considérant qu'il importe, dans le but d’éteindre les roits des Sauvages aux terres de la Province, d’affecter une partie de ces terres non concédées, jusqu'à concurrence de 1,400,000 acres, au bénéfice des familles des Métis résidants, il