QUESTION DE DROIT CONSTITUTIONNEL
de la plus haute importance, qe stion qui se trouve intimement liée à l'organisation et au fonctionnement
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de notre système politique, est présentée pour recevoir une solution, On demande au gouvernement de déclarer si le principe affirmé par le bill dont il s’agit est juste, et alors de l’adopter, ou de déclarer si le principe est faux, et alors de le rejeter, et que fait le gouvernement ? Ni l’un ni l’autre. Le gouvernement se lave les mains de la question, il la livre au peuple!
La seule raison donnée par l'honorable premier ministre pour ne pas voter le bill, c'est que ce serait là empitter sur la liberté électorale du peuple.
Monsieur, tant de condescendance pour sa Majesté le peuple a lieu de n'étonner de la part d’un gouvernement conservateur, quia toujours fait sigrand bruit de ses principes conservateurs et les a toujours fait sonner si haut dans la presse et sur les hustings.
Ce n’est guère à mon sens un principe conservateur que de laisser l'application des plus délicates questions de droit constitutionnel éternellement ouvertes aux fluctuations, aux ondulations, aux caprices de l'opinion. Ce n’est pas non plus un principe libéral ; je crois plutôt que c’est un principe subversif, gros de mécomptes et de dangers dont on n’a peut-être pas calculé toute la portée.
Certes, il est beau d'affirmer, de proclamer, de défendre les droits, les prérogatives du peuple. Sur ce terrain, je ne cèderai jamais le pas à quique ce soit. Il n’est personne dans cette Chambre qui ait un plus profond respect que moi pour les droits et les prérogatives du peuple ; il n’est personne qui en surveille, d’un œil plus jaloux, l'intact dépot.
Cependant je ne reconnais pas au nombre de ces droits et de ces prérogatives la faculté de mettre sans cesse en cause les principes qui sont la conséquence logique et naturelle de notre constitution. (Ces principes sont inviolables et sacrés, ils doivent être à l’abri des orages de la vie politique de chaque jour.