MAINTENU AU POUVOIR PAR LE VOTE CANADIEN-FRANUATS
(Longs et bruyants applaudissements.) C’est un fait historique que, pendant la majeure partie de cette période, le parti conservateur avait pour chef dans le Bas-( 'anada, sans que les tories d’Ontario aient jamais murmuré.que je sache, un hoïme dont je respecte la mémoire, sir George Etienne Cartier,; qui cependant avait été un jour en rébellion ouverte et avait porté les armes contre la Couronne d'Angleterre; qu'à cette époque l'Eglise catholique romaine donnait ouvertement son plus cordial appui au parti conservateur; c’est aussi un fait historique que taut que les Canadiens-Français sont restés unis pour maintenir er place les tories, jamuis ceux-ci n’ont trouvé aucun reproche à faire à la conduite des Canadiens-Français ; jamais ils n’ont vu le moindre danger dans l'influence de église. Ils jouissaient du pouvoir et des bénéfices que rapporte le pouvoir ; et Dieu sait qu ‘ils en tiraient tout ce Qu'il était possible d’en tirer et même davantage, et jemais cependant leur conscience si délicate, si facile
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à effaroucher, n’a laissé percer au dehors le moindre signe des alarmes qu'ils éprouvent aujourd’hui et qui, sil faut en juger le ton de leur presse, ont de tout temps obsédé leur esprit. (Nouveaux applaudissenents.)
Ah ! leur presse était bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui. C'était alors, chaque jour, des éloges sans nombre à l’adresse de l'église et de la race des Canadiens-Français. Leurs journalistes écrivaient colonnes sur colonnes pour prouver que les Canadiens- Français étaient la meilleure des populations. On lanœuit certaines circulaires exclusivement destinées à une certaine classe d'électeurs pour démontrer que le parti tory était le véritable enfant de l'Eglise. Mais, à \ peine les Canadiens-Frahçais eurent-ils commencé à se diviser entre eux et à mettre ainsi en péril le gouvernement tory.