‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 28 sur 571 · POURQUOI AVONS-NOUS DES LOIS · texte numérisé non relu

POURQUOI AVONS-NOUS DES LOIS

C’est précisément pour déterminer les principes que doit suivre le peuple dans l'exercice de ses droits, c’est plus encore pour fixer d’un côté l'étendue des droits du peuple, et de l’autre l'étendue des droits de la société.

Quand un peuple s'impose une constitution, il fait le sacrifice d’une partie de sa liberté, sacrifice généreux pour lequel chacun abandonne quelque chose de ce qui lui appartient individuellement pour le profit et la sécurité de tous.

Quand un peuple s'impose une constitution, il trace lui-même le cerele qu'il assigne à sa liberté; il se dit en quelque sorte: cet espace m'appartient ; ici je puis parler, penser, agir, je ne dois compte de mes paroles, de mes pensées, de mes actes, qu'à ma congcience et à Dieu, mais vis-à-vis de la société, ici commencera son domaine et finira le mien, et je n’irai pas plus loin.

Cependant commetoutes les œuvres humaines, les constitutions ne sont pas parfaites, A mesure qu’elles fonctionnent, il s’y révèle des horizons nouveaux que l’on n'avait d'abord pas aperçus ; il s’y découvre des abus que l’on n'avait pas soupçonnés. C’est alors

nm,

ion du re, tel- Lui fût LU peu- ‘muler ue Cas luite ; liberté porter

1reuse plus

1cipes le ses nduc droits

on, il rifice elque pour

Page 1