‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 286 sur 571 · GE · texte numérisé non relu

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envoyée nt le num laudissebelle, tout n va peutlaudisseohn Mac-

donald le 4 septembre 1882 par Gabriel Dumont et quarante-deux autres Métis :

Nous désirons égalcment que vous donniez des ordres pour que les terres soient arpentées le long de la rivière par dix chaines de large sur deux milles de long ; c'est l’ancien usage du pays de distribuer les terres de cette façon et cela nous permettrait de connaitre les bornes de nos terres respectives,

Nous espérons que vous ferez un accueil favorable à cette pétition que nous vous adressons ; et que vous ferez connaître votre décision le plus tôt passible, C'est ce que nous attendons avec anxiété en prifnt Dieu de vousiprotéger et de vous conserver pour lu direction de ce grand pays du Canada que vous gouvernez ave tant de sagesse.

Messieurs, ce h’était pas là le langage d’un traître, ce n'était pas le langage d’un rebelle. (Applaudissements redoublés.) Gabriel Dumont priait Dieu de conserver Sir John Macdonald au pays. Si sa juste demande avait été favorablement accueillie, l'homme qui à cette époque était un loyal sujet et qui priait Dieu de conserver le premier ministre au pays ne serait jamais devenu un rebelle. (Bruyants applaudissements.)

Monsieur, la conduite du gouvernement est si peu excusable que les ministres n’ont jamais tenté de défendre leurs actes au mérite. Je n’ai pas encore entendu un seul ministre, ni un seul de leurs partisans, déclarer qu'il était juste et raisonnable que ces pauvres gens, qui occupaient des terres divisées à leur manière, eussent un arpentage conforme à leurs lignes actuelles. Mais, par exemple, voici ce qu’on nous répond. Cest que les Métis qui pétitionnaient ainsi un nouvel arpentage, avaient pris leurs terres après l’arpentage. On dit : Si nous n’accordons pas un nouvel arpentage, cest parce qu'ils se sont établis sur ces terres après qu'elles eussent été arpentées ; ils savaient comment elles étaient, ils devaient les prendre telles qu'elles tient. La réponse serait parfaitement juste si elle était exacte ; mais je les prends au mut et vais démonter qu'ils disent ce qui n’est pas exact. Sur quel témoignage appuierai-je ce démenti ? Je prendrai la

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parole de M. George Duck, l’agent des terres du gou-

vernement même à Prince Albert. (Applaudissements.)

Je pourrais aussi invoquer le témoignage du Père

à André, dont je viens de vous lire une lettre qui prouve explicitement que les pétitionnaires métis avaient pris leurs terres avant l’arpentage et les avaient partagées suivant la coutume du pays. Mais je m'en tiens à la lettre de M. Duck, qui était l’agent du gouvernement dans l'endroit. Cet homme savait ce qu'il disait, il connaissait à fond toute l'affaire, ses déclarations sont donc de la plus haute importance. Que dit-il? Prétend-il que les terres avaient été prises après l'arpentage ? M. Duck dit que

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