‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 298 sur 571 · ONT ÉTÉ ENTRAINÉS À LA RÉVOLTE · texte numérisé non relu

ONT ÉTÉ ENTRAINÉS À LA RÉVOLTE

Je sais qu'en se révoltant, ils se rendaient coupables d’un crime contre la paix publique. Je ne suis pas né sur les bords dela Saskatchewan, mais sur les bords du Saint-Laurent, et, quand la revolte éclata, j'avais un siége au parlement, j'avais prêté le serment d’allégeance à Sa Majesté. Je devais étre fidèle à mon souverain, et je connaissais mes droits comme citoyen et mes devoirs comme sujet de Sa Majesté. En appelant les volontaires sur les lieux de la révoite, pour la première fois dans éette affaire, le gouvernement faisait son devoir. La révolte venait d’éclater et devait être réprimée. Le gouvernement avait besoin d’être soutenu, je l’ai soutenu. (Longs applaudissements.) Tant que la rébellion ne fut pas entièrement reprimée, tant que tout danger ne fut pas complétement disparu, le parti libéral comme parti, loin de créer des misères au gouvernement, l’aida dans la tâche qu'tl s'était attirée. Mais, quand la loi fut vengée, quand les choses eurent repris leur cours ordinaire, le temps était arrivé d’accuser le gouverne ment et de lui demander compte de sa conduite. (appl.) et dès lors je changeai de tactique. Je dis que c’est là mon opinion et non celle de tout le parti

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libéral, car dans cette affaire chacun «a été parfaitement libre d'exprimer l'opinion qu'il entendait, mais mon opinion à moi, c’est que, puisqu'on avait provoqué la révolte, on devait user de clémence après la victoire, (Longs appl.) Chacun doit agir selon les dictées de sa conscience. Eh bien, messieurs, convaincu comme je le suis que ces hommes étaient dans leur droit, qu’ils défendaient leurs justes droits, qu’ils avaient été poussés au crime par le gouvernement, j'ai, comme toujours, exprimé mes convictions dans un langage aussi franc et aussi énergique qu'il était en mon pouvoir de le faire. (Appl.) Je sais que j'ai été une cause de scandale pour la phalange des journalistes üleus qui se sont torturé le cerveau pour en tirer de lnugues phrases d’indignation et de mépris qu'ils m'ont 1inpitoyablement lancées à la face, (Appl.)

Ma patrie n'est pas seulement ln province deŸ Québec où je suis né, elle s'étend encore à toutes les parties de ce continent

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