‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 300 sur 571 · PROTESTATION CONTRE LES MESURES RÉPRESSIVES · texte numérisé non relu

PROTESTATION CONTRE LES MESURES RÉPRESSIVES

Deux fois déjà, en 1882 et en 1886, la Chambre des Communes avait voté des adresses à la Reine en faveur de l'Irlande dans sa lutte pour le se/f-governement. En 1887, la situation était encore plus sombre : la liberté de réunion et de discussion allait recovoir un coup terrible par les mesures draconiennes de M. Balfour, le nouveau secrétaire d'Etat pour l'Irlande, Le 21 avril 1887, M. Curran proposa des résolutions de protestation contre le “bill de coercition ”. La discussion dura plusieurs jours, et se termina par l'adoption des résolutions par 135 contre 47 en dépit de l'opposition du premier ministre et de plusieurs de ses collègues et de ses principaux amis, MM. Bowell, Carling, White, Tupper, Haggart, Foster, McCarthy. Mais cette opposition était inutile contre la coation de tous les députés irlandais des deux partis avec tous les Canadiens-Français et le parti libéral tout entier. M. Laurier donne l'explication de cette allianre patriotique entre landais, Canadiens-Français et libéraux dans le discours suivant, dont nous avons trouvé une traduction, telle quelle, dans le Hansard :

(Traduction) MONSIEUR L'ORATEUR,

Cette chambre ayant déjà deux fois exprimé ses sympathies pour l'Irlande Fe sujet du Home Rule, iln'y avait pas, dans des circonstances ordinaires, de motifs d'exprimer de nouveau des vœux déjà bien connus. Mais les circonstances actuelles ne sont pas ordinaires, elles sont mêmes exceptionnellement pénibles et déplo-

rables pour ce malheureux pays qu’un nouveau mal-

heur menace, un malheur d’une nature si grave qu'il exige que non seulement ceux qui aiment l'Irlande, mais encore ceux qui aiment l'Angleterre et le franc jeu et qui sont fiers du nom britannique, renouvellent l expression de leurs sympathies. Il faut admettre qu'il est très malheureux, non seulement pour l'Irlande, mais aussi pour È Angleterre, que, pendant cette année jubilaire, dans une partie de l’empire britannique,

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