ET DANS CHAQUE CAS ON A ÉCHOUÉ
et, si l’on en tentait encore l'épreuve, on échouerait nécessairement encore. Le peuple irlandais ne serait pas le peuple fier qu’il est s’il se laissait intimider par la coercition au point d'abandonner un seul iota de ce qu’il croit être ses justes droits.
L'honorable député de Bruce (M. MeNeil) a dit hier que la coercition avait réussi. Il a dit, du moins ai-je compris, qu'il en avait été ainsi au sujet du dernier bill de coercition, que ce bill avait supprimé le crime. Comment peut-on tenir un tel langage? Ki la coercition avait réussi en Irlande, comment se faitil que le surt de l’Trlande soit ce qu il est aujourd’hui? L'honorable député a lui-même consacré la plus grande partie de son discours à démontrer qu’aujourd'hui le crime abonde en Irlande. On peut, par la coercition, punir le crime, on peut étouffer toute expression de l'opinion publique, on peut étouffer, même avant qu'elle ait été articulée, toute marque de murmure ou de désapprobation, mais on ne peut produire dans le cœur du peuple ni le contentement ni l'affection pour le gouvernement, on ne peut faire naître cette joie et cette allégeance auxquelles tout gouvernement doit tendre. Ce qu’il faut aujourd'hui en irlande, ce n’est pas