SANS CESSE TENUES EN ÉCHEC
par le bureau colonial, et il recommandait comme remède que les provinces reçussent la plus entière indépendance législative. 11 déclarait que l’indépendance législative devait être donnée même à ces colunies, qui étaient alurs plongées dans les horreurs de la guerre civile. Son opinion était celle-ci: si les aspirations du peuple à une indépendance absolue dans un gouvernement local continuaient d’être mises en échec par le bureau colonial, lirritation produite par cette ligne de conduite pousserait le peuple à demander non-seulement son aut nomie, mais aussi sa séparation de l'empire. Tandis que, si tous les vœux du peuple pour l'obtention du se/f-government étaient exaucés, s’il vbtenait une indépendance législative absolue peur l’administration de ses affaires locales, ses intérêts locaux et l’orgueil impérial seraient en méme temps satisfaits ; et le drapeau qni protégeait ses libertés locales et lui rappelaittant d'actes glorieux deviendrait d'autant plus cher à son cœur.
C'était une conclusion hardie, si hardie même que l’homme d'Etat le plus libéral d'alors en Angleterre hésitait à l’accepter, comme aujourd'hui les hommes les plus libéraux d'Angleterre hésitent à appliquer la même doctrine au gouvernement d'Irlande. Lord
“John Russell, qui était alors secrétaire des colonies. et l’un des esprits les plus libéraux de son temps, fut chargé de l’examen du rapport soumis par Lord Durham. Il approuva presque tout ce qui avait été
dit par lord Durham, exceptant seulement ce qui avait trait à l’uctroi aux colonies