L'EFFET DE LA LIBERTÉ
c'est le résultat de l'octroi au Canada de son autumie.
Quelle serait la condition du Canada, aujourd'hui, sicette politique n'avait pas prévalu, si l’on avait suivi la pratique de tenir le peuple dans la sujétion, de lui refuser les libertés locales qu'il réclamait ? Notre condition, aujourd'hui, serait celle de lTrlande, c’est-à-dire un état de chose produisant du mécontentement et de l'agitation, provoquant constamment des demandes de réformes. toujours refusées. TI n°v a pas, il est vrai, monsieur l’Orateur, de rébellion, aujourd'hui, en Irlande; mais le contentement y règne-t-11? L’allégeance à la couronne anglaise est-elle supportée de bon cœur? La condition du peuple irlandais, monsieur l’Orateur, est aujourd'hui. en Europe, à peu près la plus misérable qui existe. Cet état de chose doitiltoujours durer? N’y a-t-il pas un remède? Cet ctat de chose a déjà duré sept longues années, et nous dirat-on qu'il n’y a aucun remède ?
En m'appuyant sur ma propre expérience, je dis qu'il y a un remède, et ce remède n’est pas la coercition, mais l'autonomie. Que le gouvernement anglais traite le peuple irlandais comme il a traité Îe peuple ‘anadien. Qu'il ait confiance dans le peuple irlandais comme il a eu confiance dans le peuple canadien.
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