N'INTERVIENNE PAS DANS NOS AFFATRES LOCALES
Mon ami M. Mercier, que je suis bien aise de voir et que vous êtes tous aises de voir à côté de moi aujourd'hui; M. Mercier, qui nous arrive avec les lauriers tous frais de la victoire de Laprairie (appl.), vous dira tout à l'heure qu’il est sur le point de convoquer une conférence interprovinciale.
J'espère, messieurs, sans connaitre exactement quel est son programme pour cette conférence interprovinciale ; j'espère que cette question du désaveu fera partie des délibérations de la conférence, et que lui et ses collègues nous donneront, nous suggèreront un amendement à la constitution qui pour toujours fera main basse sur les abus du velo et fermera la porte aux actes de tyrannie que le gouvernement de sir John Macdonald fera toujours triompher dans le but d’arriver à ses fins.
Il est une autre question sur laquelle la con*érence aura à se prononcer : c’est celle des subsides provinclaux.
Sur cette question, je crois, messieurs, que je suis d'accord, comme je l’ai toujuurs été d’ailleurs, avec les projets de M. Mercier. Les subsides provincaux sont une cause de malaise toujours croissante dans les différentes provinces. La source du mal, c'est que la manière de distribuer les subsides provinciaux est tout-à-fait vicieuse. Pour ma part, — et c’est 1à mon opinion personnelle—je suis plutôt opposé aux subsides provinciaux ; j'aurais voulu que les provinces eussent des revenus assez considérables pour leur permettre de ne rien demander au gouvernement fédéral.
C’EST UN PRINCIPE TOUT A FAIT FAUX que celui d’après lequel un gouvernement perçoit les revenus, et un autre gouvernement les dépense. Cela