FERAIT COULER LE LAIT ET LE MIEL
sur la terre du Canada ; quelque chose qui vous ferait vendre plus cher tout ce que vous auriez à vendre, acheter à si bon marché que ce serait presque pour rien tout ce que vous auriez à acheter, quelque chose enfin qui mettrait du pain dans toutes les bouches (rires), du foin dans toutes les bottes et de l'argent dans tous les goussets.
Rappelez-vous, messieurs, les promesses qui vous unt été faites à cette époque. On vous disait que les maux dont le pays souff:ait provenaient de la concurrence étrangère. On vous disait: Que l’on applique seulement notre système, notre ‘ Politique Nationale” et de ce moment-là, tous'los bras qui alors cherchaient
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de l'ouvrage aux Etats-Unis allaient en trouver en abondance au Canada, que les manufactures surgiraient deterre par enchantement, que l’on en verrait sur toutes les rivières, sur tous les cuurs d’eau, sur tous les petits ruisseaux (rires); que le cultivateur trouverait un marché local pour tout ce qu'il aurait à vendre € toujours pour un prix rémunératif.
Je ne blôme pas le peuple de ce pays de s'être laissé prendre à ces fallacieuses promesses; elles étaient séduisantes. Elles ont été prises au sérieux de bonne foi. Mais quelle e:t la réalité ?
Je demande s’il n'est pas vrai que